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Le drapeau palestinien sur la présidence après la reconnaissance de la France

Moetai Brotherson et son gouvernement ont salué « avec fierté » la reconnaissance par la France de l’État de Palestine, acté par Emmanuel Macron à la tribune de l’ONU ce lundi. Une reconnaissance qui s’inscrit dans une large poussée internationale visant à faire cesser les frappes israéliennes sur la bande de Gaza, qui ont fait plusieurs dizaines de milliers de victimes depuis les attaques terroristes du Hamas en 2023, et qui se sont poursuivies ce lundi. Pour l’exécutif polynésien, qui a fait hisser le drapeau palestinien sur la présidence pour l’occasion, ce geste de reconnaissance « ouvre la voie à une paix durable au Moyen-Orient ». 

Un jour « historique » et un motif de « fierté » pour le gouvernement. La présidence a salué, dans un communiqué la reconnaissance officielle par la France de l’État de Palestine, acté ce lundi à l’occasion d’un discours d’Emmanuel Macron à la tribune de l’Assemblée générale des Nations-Unies. Un geste qui « ouvre la voie à une paix durable au Moyen-Orient », et une « avancée vers  la reconnaissance des droits et aspirations légitimes du peuple palestinien », espère Moetai Brotherson qui parle aussi d’un « engagement envers la justice et l’équité sur la scène internationale ». L’annonce a été célébrée par une levée de drapeau ce lundi matin à dix heures, le drapeau de la Palestine flottant ainsi aux côtés de ceux de la Polynésie et de la France. « Cette occasion particulière s’inscrit dans le programme global de levées de drapeaux à l’occasion des fêtes nationales des Pays membres des Nations Unies précise la présidence. Non pas afin de pendre parti pour les gouvernants, mais bien pour exprimer notre solidarité avec tous les peuples ».

L’annonce d’Emmanuel Macron n’est pas une surprise, puisqu’elle était prévue depuis de longues semaines, et s’inscrit dans un mouvement plus large, puisque le Royaume-Uni, l’Australie, le Portugal et le Canada, ont fait la même démarche dimanche, comme l’Espagne la Norvège, l’Irlande ou le Mexique il y a quelques mois. Andorre, la Belgique, le Luxembourg, Malte et Saint-Marin devraient suivre. Autant de pays qui entendent par ce geste symbolique faire pression sur Israël pour faire cesser les bombardements dans la bande de Gaza, qui ont encore fait une quarantaine de morts ce lundi. L’essentiel des pays d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique du Sud reconnaissaient déjà l’état palestinien, morcelé, en partie occupé par Israël et divisé. Seule la Cisjordanie est contrôlée par l’Autorité palestinienne, Gaza étant contrôlé par le groupe par le mouvement islamiste Hamas considéré comme une organisation terroriste par la France et l’essentiel des pays occidentaux.

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, comme le président américain Donald Trump a plusieurs fois condamné cette initiative internationale particulièrement portée par la France. Il a rappelé ce lundi, comme le rapporte l’AFP son opposition à la création d’un état palestinien, qui, selon lui, «mettrait en danger notre existence et constituerait une récompense absurde pour le terrorisme». « Le Hamas est en fête aujourd’hui », a commenté pour sa part Charles Kushner l’ambassadeur américain à Paris. À la tribune de l’ONU, Emmanuel Macron a au contraire estimé que cette reconnaissance était une défaite pour le Hamas, et précisé que l’établissement d’une ambassade en Palestine était conditionné à la libération « de tous les otages détenus à Gaza », à un cessez-le-feu dans ce territoire. Dans la foulée l’autorité palestinienne et le gouvernement de Mahmoud Abbas ont salué une « décision historique et courageuse », appelé le Hamas à rendre les armes et de nouveau condamné les attaques du 7 octobre 2023 contre Israël.

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