ACTUS LOCALES

Le parquet ouvre une enquête sur la vente de viande de tortue chez Polynésie la 1ere

La procureure de la République a annoncé ce mercredi l’ouverture d’une enquête sur des soupçons de vente de tortue au sein du siège de la station de Pamatai. Comme l’avait précisé Tahiti infos, la direction de la chaîne avait été interpellée sur la question par des représentants des salariés, lors d’un comité d’entreprise le 22 mai. Elle avait assuré qu’une procédure interne était lancée pour « vérifier si les faits sont avérés » et identifier des responsabilités. Mais le parquet entend bien emmener le dossier sur le terrain pénal : la pêche, la vente et l’achat d’espèces protégées sont passibles, d’après le Code de l’Environnement, de peines de deux ans de prison et plusieurs millions de francs d’amende.

La procureurs Solène Belaouar estime que les éléments mis en lumière par Tahiti Infos mardi sont « suffisamment précis et vérifiables » pour lancer une enquête. D’après le quotidien, les faits ont été discutés le 22 mai lors d’un comité d’entreprise de Polynésie la 1ere. Des représentants des employés dénonçaient la vente de viande de tortue « par une personne extérieure » dans les locaux de la station – pourtant fermée aux visiteurs pour des raisons de sécurité – quelques semaines plus tôt.

La direction, alors déjà informée, avait assuré en réponse qu’une procédure interne était lancée pour « vérifier si les faits sont avérés » et pour identifier des responsabilités. Mardi, Tahiti Infos donnait la parole à des salariés qui dénoncent l’implication de « cadres » de la station, dans l’organisation de cette vente et dans l’achat des barquettes. Certains préféraient donc qu’un signalement soit fait à la justice pour mener une enquête officielle, et éventuellement « remonter la filière » ou identifier d’autres entreprises livrées. Une enquête qui sera donc rapidement ouverte, même si la procureure précise qu’aucune plainte ni signalement n’a été déposé dans ce dossier.

Le Code de l’Environnement de Polynésie interdit de tuer, mutiler, perturber, transporter, acheter ou vendre des espèces ou partie d’espèces protégées, dont font partie les tortues marines. La violation de ces règles fait risquer à leurs auteurs deux ans de prison et 17,8 millions de francs d’amende. Les peines peuvent même être doublées en cas de récidive.

Contactée, la direction de Polynésie la 1ere précise s’être saisie de cette situation « bien avant sa médiatisation », avoir immédiatement engagée des mesures internes pour « faire toute la lumière sur les faits évoqués ». « Nous sommes pleinement attachés au respect de la loi et aux valeurs de rigueur, d’exemplarité et de transparence qui fondent notre mission de service public », précise la chaîne du groupe France Télévision.

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1 Commentaire

  1. Rori-des-iles
    5 juin 2025 à 17h34 — Répondre

    Et la chasse aux sorcières qui y a lieu ne ce moment pour savoir qui à « ouvert sa bouche à l’extérieur » on en parle !
    Et la dite vendeuse de barquettes, cadre interne qui commence à demander à ses clients mangeur de tortues d’expliquer (en cas d’enquête) que c’était du veau, on en parle ??
    On parle de viande de chien aussi, c’est pas des bruits de couloirs sa à été évoqué au fameux comité d’entreprise du 22 Mai.
    C’est vérifiable ils doivent avoir des PV ou retranscription !!

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