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Le Pays veut rembourser sa dette en dix ans

La Polynésie française a une dette structurellement faible et remboursable en dix ans dans les conditions actuelles des finances du Pays. C’est ce que montre le « document d’orientation budgétaire » établi par le Pays.

85,6 milliards de Fcfp. C’est le montant de la dette que le Pays affichait à la fin de l’année dernière, au 31 décembre 2017. C’est 15% de la richesse produite chaque année dans le pays (593 milliards de Fcfp de PIB en 2017), et 66% des recettes annuelles de fonctionnement du Pays (130 milliards de Fcfp en 2017).

Alors que la dette publique a culminé à 94 milliards de Fcfp en 2015, elle est en recul depuis trois exercices. Dans son « Document d’orientation budgétaire » (« DOB »), le gouvernement prévoit que l’encours de la dette va finir l’année 2018 à hauteur de 84 milliards de Fcfp.

Dans le « DOB », préparatoire au budget primitif du Pays qui sera voté à l’assemblée, le gouvernement prévoit un plan de remboursement de la dette en moins d’une décennie : « Au 1er janvier 2018, la durée de vie résiduelle de la dette est de 9 années et 11 mois. » Dans les prochaines années, les annuités, intérêts compris, avoisineront selon ce document les 12 milliards de Fcfp, dont 8,6 milliards d’amortissement de capital et 3,4 milliards d’intérêts chaque année.

Dans son rapport annuel de 2017 sur la Polynésie française, l’Institut d’émission d’outre-mer expliquait : « La nette amélioration de la situation financière du Pays, la réduction de sa dette et le contexte économique favorable ont conduit l’agence Standard & Poor’s à réviser sa notation dès le mois de mai 2016, de BB+ à BBB-, de la catégorie spéculative à celle d’investissement.

En décembre 2017, l’agence Moody’s, choisie par la Polynésie française, a reconduit sa note à long terme, à Baa1 (BBB+ chez Standard & Poor’s) avec perspective stable. Ses analystes saluent ses résultats en matière budgétaire et la stabilité de son cadre institutionnel, mais soulignent aussi ses points de faiblesse : les déficits de la protection sociale et la subsistance de secteurs de l’économie en retrait de la reprise globale ( BTP, exportateurs). 

Cette évaluation permet ainsi à la Polynésie française d’accéder plus facilement à des financements et à moindre coût. »

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