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Les Calédoniens retournent aux urnes

Les élections provinciales ont lieu en Nouvelle-Calédonie dimanche 12 mai. Les Calédoniens doivent désigner les élus des trois provinces et du Congrès pour les cinq prochaines années. C’est la dernière mandature de l’accord de Nouméa qui verra notamment un, voire deux nouveaux référendums d’autodétermination.

Six mois après le premier référendum sur l’indépendance, les électeurs calédoniens sont à nouveau appelés à voter ce dimanche 12 mai 2019 (samedi 11 mai à Tahiti). 169 635 électeurs inscrits sur la liste électorale spéciale doivent désigner 76 élus provinciaux : 40 élus pour la province Sud, où se situent la capitale Nouméa et les trois quarts de la population du Pays, ainsi que 22 élus pour la province Nord et 14 élus pour les îles Loyauté. L’élection se déroule au scrutin proportionnel à un tour. 25 listes se présentent, dont 11 pour la province Sud.

L’élection est décisive pour le Caillou. Sur ces 76 élus des provinces, 54 siègent au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, qui désigne le gouvernement collégial. Actuellement, 29 membres du Congrès sur 54 sont loyalistes, c’est-à-dire favorables au maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France.

Vers une majorité indépendantiste ?

Mais six mois après le résultat serré du référendum d’autodétermination, les indépendantistes guidés par Roch Wamytan (FLNKS Sud) espèrent profiter de la division du camp de la droite loyaliste pour s’emparer du pouvoir.

La liste loyaliste Calédonie ensemble, dont est issu l’actuel président du gouvernement Philippe Germain, est menée par le député UDI Philippe Gomès, qui est mis en examen dans une enquête pour prise illégale d’intérêts. Et cette liste affronte une autre liste de droite loyaliste, L’Avenir en confiance, menée par Sonia Backès.

Enfin, comme l’expliquent notamment Les Nouvelles Calédoniennes dans leur édition du week-end, le scrutin est décisif parce qu’il s’agit de la dernière mandature dans le cadre de l’accord de Nouméa. Mandature de cinq ans au cours de laquelle doit avoir lieu un deuxième référendum d’autodétermination en 2020, et peut-être même un troisième en 2022.

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