ACTUS LOCALESTOURISMETRANSPORTS

Les naufragés des compagnies aériennes lancent un appel pour pouvoir rentrer au fenua

©French bee

Les Polynésiens et résidents encore coincés en métropole lancent un message pour obtenir l’affrètement d’un vol de retour depuis Paris.

C’est depuis Paris que ces Polynésiens et ces résidents au fenua étaient censés s’envoler avec French bee vendredi 20 mars à destination de la Polynésie française. Mais deux jours plus tôt, ils  ont appris que leur vol était annulé. Sur le site de la compagnie, il était indiqué que les passagers concernés par l’annulation de ce vol seront basculés sur les vols de Air Tahiti Nui, la semaine suivante, autrement dit le lundi 23 et le vendredi 27 mars.

Malheureusement, le lundi 23 mars les naufragés de French bee étaient informés que les ventes de billets chez Air Tahiti nui étaient suspendues jusqu’à nouvel ordre. En réalité, si Air Tahiti Nui a bien « dépanné » French bee à une occasion, aucun accord global n’avait été passé entre les deux compagnies, contrairement à ce que French bee laissait entendre sur son site Internet.

« Nous demandons des choses concrètes, au moins un vol charter »

Depuis cette date, Yannick, résident bloqué à Paris après s’être rendu au chevet de son père qui était dans le coma, déplore l’absence de communication de la compagnie French bee : « Ils nous laissent sans réponse, ils ne communiquent pas »

Ainsi, Yannick et plusieurs autres passagers ont décidé de s’organiser avec notamment la création d’un groupe Facebook dans lequel sont rassemblées l’ensemble des informations.

« Nous sommes constamment dans l’attente d’une réponse », déclare Yannick. Si certaines personnes en attendant sont logées à l’hôtel, en Airbnb ou chez de la famille et des amis, pour Yannick, plus question d’attendre. « Nous demandons des choses concrètes… au moins un vol charter » s’exaspère le résident en Polynésie, qui précise aussi que nombre d’entre eux sont « dans des situations financières assez graves ».

À l’unanimité les passagers s’accordent à demander l’affrètement exceptionnel d’un ou de plusieurs vols pour les rapatrier chez eux en Polynésie. Mais de leur côté, les autorités de l’État demandent depuis plusieurs jours déjà aux Polynésiens en France de ne pas chercher à rentrer au fenua, afin de freiner la propagation et de ne pas risquer la saturation du système de santé polynésien, qui pour l’instant ne dispose que d’une capacité maximale de 40 respirateurs.

 

 

Article précedent

Coronavirus : les parloirs suspendus à Nuutania et Tatutu, des libérations anticipées envisagées "au cas par cas"

Article suivant

Coronavirus : les loyers OPH automatiquement reportés mais pas annulés

Aucun Commentaire

Laisser un commentaire

PARTAGER

Les naufragés des compagnies aériennes lancent un appel pour pouvoir rentrer au fenua