ACTUS LOCALESSOCIÉTÉTRANSPORTS

Les pompiers de Paea commandent un aéroglisseur pour intervenir dans le lagon

©Elouen Bedouet/ SDIS85

La mairie de Paea a lancé un appel d’offres pour acquérir le premier aéroglisseur du territoire. Un véhicule qui peut se déplacer aussi bien sur l’eau que sur la terre grâce à un coussin d’air d’environ « 50 centimètres de hauteur » qui se forme sous sa coque et sa propulsion par hélice aérienne. Capable de franchir « les zones peu profondes » inatteignables pour un bateau ou un jet-ski, mais surtout les coraux qui composent « 90% du lagon de Paea », l’engin doit réduire les délais d’intervention des secours d’environ 7 à 10 min. Ce modèle trois places, estimé à plus de 6,5 millions de francs, est attendu d’ici octobre 2026.

La commune de Paea vient de lancer un appel d’offres pour acquérir un nouveau véhicule d’intervention terrestre, mais aussi un aéroglisseur qui viendra s’ajouter au bateau et au jet-ski que possèdent déjà les pompiers de la commune. La mairie de Tony Géros est la première, au fenua, à faire ce choix d’équipement, mais pas la première en France : des secours de Bretagne ou de Vendée, inspirés par les pays nordiques qui les utilisent depuis des décennies, ont fait la même acquisition ces dernières années, pour intervenir dans des sites difficiles d’accès, près des côtes à marée basse, ou le long des fleuves lors d’inondations. Car l’engin, doté de « deux moteurs qui ne sont pas en contact avec l’eau » comme l’explique le chef du centre des pompiers de Paea Roboam Domingo n’a aucun tirant d’eau. Il plane même à « 50 centimètres de hauteur », grâce à un souffle d’air constant qui assure sa sustentation. Le deuxième moteur fait avancer l’appareil, au travers d’une hélice aérienne qui sert de ventilateur.

N’ayant pas d’hélices ou de turbines immergées, l’aéroglisseur est capable de se déplacer aussi bien sur l’eau, où il ne subit que très peu les courants, que sur la terre. Cette quasi-absence de frottement lui permet de glisser sur des terrains très variés comme « des coraux, des zones peu profondes et du sable », reprend le chef de corps.

« Quand la mer est peu profonde, c’est pratiquement impossible »

Un système pratique quand on sait que le « lagon de Paea est composé à 90 % de coraux ». « Le bateau ne peut naviguer qu’au large, c’est-à-dire qu’il faut que le bateau sorte par une passe, et le jet-ski, lui, il peut naviguer dans le lagon, mais à certaines conditions. Quand la mer est peu profonde, c’est pratiquement impossible. Donc on perd beaucoup de temps pour les interventions en mer, et on fait du mieux parce qu’on n’a pas de chenal à l’intérieur du lagon. Et souvent, les personnes sont en perdition au niveau des petites passes, et il faut intervenir à ce niveau-là », explique Teddy Tehei, deuxième adjoint au maire de Paea.

L’aéroglisseur, pas adapté à la mer formée, limitera toutefois son intervention au lagon laissant aux bateaux et jet-skis les interventions hors de la passe. Avec environ deux heures d’autonomie et une vitesse maximale de 30 km/h, le modèle trois places choisi par la mairie devrait faire gagner entre « 7 à 10 minutes » aux secouristes, comparé au bateau ou au jet-ski, pour se rendre sur le lieu d’un incident. Des minutes précieuses en cas de secours à personne. L’aéroglisseur, dont le prix est estimé à « un peu plus de 6,5 millions de francs », et devrait arriver d’ici octobre 2026.

Article précedent

Gāti toa reva, grand gagnant du Hura Tapairu 2025

Article suivant

Chantier du PK26 à Paea : après le retrait du permis, la priorité est de "sécuriser"

Aucun Commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PARTAGER

Les pompiers de Paea commandent un aéroglisseur pour intervenir dans le lagon