ACTUS LOCALESÉCONOMIESANTÉ Les professionnels de la vape « partent au combat » devant le Conseil d’État Nanihi Laroche 2025-09-02 02 Sep 2025 Nanihi Laroche Après l’interdiction des cigarettes électroniques et leurs produits dérivés, les distributeurs et importateurs contre-attaquent. Réunis ce mardi, un groupe de professionnel a officialisé son intention de déposer un recours contre l’amendement surprise à la loi anti-tabac voté vendredi dernier à l’Assemblée. Les discussions sont déjà en cours avec des juristes et avocats, pour saisir le Conseil d’État, et une rencontre avec le Medef est prévue ce jeudi. Pour ces entrepreneurs, aucun doute : les élus, en interdisant la vape, ont « choisi le tabac ». Lire aussi : Interdiction de la vape : les professionnels fulminent Les professionnels de la vape se sont réunis ce mardi pour annoncer officiellement leur intention de faire un recours à l’amendement à la loi contre le tabagisme voté à l’Assemblée. C’est « près d’une dizaine d’entreprises » qui sont concernées et « la grande majorité d’entre elles » soutiennent cette initiative, indique le petit groupe d’importateurs et distributeurs, réunis ce mardi dans les locaux de la société Vape-X à Papeete. « Nous travaillons déjà en collaboration avec une juriste de Paris. Nous attendons uniquement la publication au Journal officiel afin de pouvoir travailler sur l’amendement qui a été pondu vendredi dernier, explique Torea Gilles, cofondateur de Vape-X. Notre juriste est en collaboration avec des avocats de Paris afin de pouvoir contester directement au Conseil d’État ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/09/VAPE-recours.wav Une rencontre est aussi prévue, ce jeudi au Medef, pour échanger sur ces possibilités de recours. « Interdire la vape c’est choisir le tabac » Pour ces professionnels, qui avaient négocié et travaillé « pendant plus d’un an », avec le ministère de la Santé sur des restrictions et une réglementation plus stricte de leurs produits, l’amendement – qui interdit l’importation des cigarettes électroniques et ses produits dérivés en juillet 2026 et sa vente en juillet 2027 – est aussi brutal qu’injustifié. Tous disent avoir eu un « choc, une surprise et une déception » vendredi, et affirment aujourd’hui ne pas avoir « l’intention d’accepter sans combattre ». Dans la guerre – juridique et médiatique – qui s’annonce, les professionnels ont visiblement commencé à préparer leurs arguments. Face à la presse ce mardi, ils comparent la composition chimique des liquides de cigarette électronique à celle des cigarette, « beaucoup plus nocives ». Le vapotage a aussi ses méfaits reconnus, notamment en termes d’addiction, vu les taux de concentration en nicotine de certains produits. Mais le risque de maladie grave est bien moindre qu’avec la cigarette, martèlent-ils, les substances toxiques moins nombreuses, la pratique moins onéreuse, et, toujours d’après ces importateurs, moins polluante. Alors que s’ouvre le Moi(s) sans tabac, ils mettent aussi en avant l’intérêt de la cigarette électronique comme moyen de sevrage pour les gros fumeurs. Aucun doute : « interdire la vape c’est choisir le tabac », comme le pointe le cofondateur de Vape-X.