ACTUS LOCALESÉCONOMIESOCIÉTÉ Mana Ito et Mana Gaz ne cèderont pas à cette « forme d’intimidation » La rédaction 2025-08-20 20 Août 2025 La rédaction Gaz de Tahiti a annoncé la semaine dernière avoir déposé un recours au tribunal du commerce contre les sociétés d’Albert Moux. La direction de l’opérateur historique parlait de « concurrence déloyale », de « dénigrement » et de « publicité comparative mensongère ». Les avocats de Mana Ito et Mana Gaz ont répondu. L’objectif des sociétés est d’offrir aux consommateurs « le prix le plus compétitif possible » et ces prix sont « le résultat d’une concurrence saine et profitable ». Et pas question de céder à cette « forme d’intimidation ». Au tour des sociétés d’Albert Moux de faire entendre leur position concernant le marché du gaz. Les avocats de Mana Ito et Mana Gaz ont écrit un courrier envoyé aux rédactions pour réagir aux propos de Gaz de Tahiti. L’opérateur historique a annoncé la semaine dernière qu’il attaquait les sociétés de Moux devant le tribunal du commerce pour « concurrence déloyale », « dénigrement » et « publicité comparative mensongère ». Laura Siu, responsable des ressources humaines de Gaz de Tahiti, expliquait à Radio1 qu’une guerre des prix dans le gaz « n’est jamais favorable » car pour baisser les prix, on rogne sur « la sécurité, la qualité de service et la logistique dans les îles éloignées ». À ces critiques sur la baisse des prix, les avocats de Mana Ito et Managaz s’étonnent. Pour eux, l’arrivée d’un concurrent est « un progrès indispensable et nécessaire » surtout sur un marché « monopolistique ». Ils regrettent que Gaz de Tahiti « n’admette pas le caractère bénéfique de cette avancée dont les premiers bénéficiaires sont les consommateurs polynésiens » et parlent même d’une démarche qui ressemble à de « l’intimidation ». Les avocats des sociétés d’Albert Moux assurent que l’objectif de Mana Gaz et Mana Ito est d’offrir le prix « le plus compétitif possible » et ils ont atteint leurs objectifs grâce à « une concurrence saine et profitable ». Un résultat qui ne devrait pas « à être porté devant un tribunal ». Une réponse qui permet aussi de donner cette information qui n’avait pas été révélée par Gaz de Tahiti : l’opérateur historique demande 107 millions de francs au titre de dommages et intérêts, notent les avocats de Moux. Une audience devant le tribunal mixte du commerce est prévue le 29 août prochain. Avec communiqué