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Mini-Jeux de Palau: « On ne va pas là-bas pour faire de la représentation »

Plus d’une centaine d’athlètes polynésiens s’envoleront pour Palau du 29 juin au 7 juillet afin de participer aux Mini-Jeux du Pacifique. Si cet événement est de moindre envergure que les Jeux du Pacifique prévus en 2027 au fenua, il reste tout de même important. Le Comité olympique de Polynésie française veut en faire « une petite répétition » malgré un calendrier serré et des critères de sélection contraignants. Un budget de 110 millions de francs a été alloué par le Pays pour financer cette participation.

À trois mois du coup d’envoi, le COPF et les fédérations sportives finalisent leurs préparatifs. La Polynésie sera représentée dans douze disciplines : athlétisme, basket, beach-volley, volley-ball, haltérophilie, judo, lutte, natation, tennis de table, tir à l’arc, triathlon et va’a. Si les résultats ne reflèteront pas forcément les performances attendues en 2027, cette compétition servira d’étape de travail. « On ne va pas là-bas pour faire de la représentation. Toutes les fédérations sont au courant du projet. On applique dès maintenant des critères de sélection similaires à ceux de 2027. C’est une petite répétition, mais ce qui sera important, c’est l’analyse des résultats. Si la majorité de nos ténors ne sont pas là, cela va forcément changer la donne » explique Éric Zorgnotti, directeur technique du COPF.

Sur les dernier Mini-Jeux la Polynésie française s’était classée deuxième au tableau des médailles derrière la Papouasie Nouvelle-Guinée, avec 58 médailles : 22 en or, 15 en argent et 21 en bronze. Fera t-on mieux cette fois? Pour le directeur technique du COPF « il est encore trop tôt pour estimer le nombre de médailles espérées cette année. »

Car il faut dire que cette édition des Mini-Jeux s’accompagne d’un nouveau critère imposé par les organisateurs: chaque discipline doit compter 50 % d’athlètes de moins de 18 ans. Une règle difficile à respecter, notamment en tir à l’arc, où un seul athlète polynésien répond à ce critère. « Cela nous oblige à réduire la délégation dans certaines disciplines, voire à ne pas être représentés sur certaines catégories », regrette le directeur. Autre contrainte: la période. « Le mois de juin, c’est compliqué. Beaucoup d’athlètes scolaires passent leurs examens. D’autres sont en métropole ou pris par des compétitions internationales. Il va falloir faire avec. » Pour ce déplacement, 110 millions de francs, financé à 100% par le Pays, ont été débloqués. D’ordinaire, la délégation voyage en vol charter, mais cette année, le coût était trop élevé. « On a dû se rabattre sur des vols commerciaux, avec des escales à Auckland et Taipei. Ça complique l’organisation, car on doit gérer des départs en plusieurs groupes et surtout le fret. »

Malgré ces contraintes, la participation polynésienne était incontournable. « On ne pouvait pas se permettre de ne pas y aller, surtout après 2017 où notre absence nous avait coûté notre place au sein de l’ONOC (Comité national olympique d’Océanie). » À trois mois de l’échéance, la pression monte, la liste des présélectionnés est faite « il faut absolument qu’on les inscrive et qu’on les accrédite ». A noter qu’à partir du 10 mai, plus aucune inscription ne sera possible. La liste définitive des sélectionnés devrait être connue à la mi-mai.

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