ACTUS LOCALESCOMMUNESMUNICIPALESPOLITIQUE Municipales : dans les petites communes polynésiennes, la parité attendra 2032 Caroline Perdrix 2025-11-19 19 Nov 2025 Caroline Perdrix Raivavae fait partie des communes qui devront changer leur habitudes. ©SPCPF Le conseil des ministres à Paris a validé le projet d’ordonnance qui étend et adapte en Polynésie française les nouvelles modalités du scrutin des élections municipales. Les règles générales de respect de la parité dans chaque liste et de scrutin de liste proportionnel vont s’appliquer aussi aux communes de moins de 1 000 habitants. Mais l’entrée en vigueur de ces mesures, que les maires des communes concernées désapprouvent, est repoussée à 2032 et n’aura donc pas d’incidence sur les élections de mars prochain. Lire aussi : Les petites communes du SPC ne veulent pas de la parité aux municipales La ministre des Outre-mer a présenté ce mercredi en conseil des ministres une ordonnance étendant et adaptant en Polynésie française et en Nouvelle Calédonie les dispositions de la loi n° 2025-444 du 21 mai 2025 « visant à harmoniser le mode de scrutin aux élections municipales afin de garantir la vitalité démocratique, la cohésion municipale et la parité. » « L’ordonnance a pour objet principal d’adapter l’entrée en vigueur de la loi dans ces deux territoires, en prévoyant sa mise en œuvre à compter du deuxième renouvellement général des conseils municipaux suivant sa promulgation, soit en 2032, contrairement au droit commun, où elle s’appliquera dès le renouvellement de 2026″, indique le compte-rendu de l’Élysée. Ainsi, le scrutin de liste proportionnel et paritaire sera étendu aux communes polynésiennes de moins de 1 000 habitants. Non seulement les listes devront alterner les candidats hommes et femmes, mais l’ordonnance signe la fin du scrutin plurinominal qui permettait de rayer des noms de la liste avant de glisser son bulletin dans l’urne. Le Syndicat pour la promotion des communes avait rendu un avis défavorable à cette loi après avoir consulté les communes concernées. « Il est déjà difficile de constituer des listes, il y a une pénurie de candidats », disait le SPCPF, particulièrement dans les 8 communes composées de communes associées.