ACTUS LOCALESPOLITIQUE Ni démission, ni motion… Moetai Brotherson doit « assurer sa charge jusqu’en 2028 » Charlie Réné 2026-04-09 09 Avr 2026 Charlie Réné Alors que le Tavini s’était promis « d’agir » ce 9 avril, et que des rumeurs annonçaient le dépôt d’une motion de défiance ou même une démission collective d’élus pour provoquer de nouvelles territoriales, l’ouverture de la session administrative de l’assemblée a confirmé la stabilité du gouvernement de Moetai Brotherson. « Depuis que nous avons été élus aux affaires du Pays et jusqu’en 2028, il n’y aura pas de motion de défiance, a même précisé Tony Géros. À partir du moment où on s’impose à une institution, il faut assumer jusqu’au bout quelles que soient les circonstances. Et on demande au président du Pays d’assurer sa charge de président jusqu’en 2028 ». Lire aussi : Berné sur la réforme du RNS, le Tavini veut faire modifier le texte Indépendance « choisie », foi, environnement, démocratie… Moetai Brotherson fixe le cap de A Fano tià Pour Tony Géros, la Polynésie a besoin d’élus capables de respecter leurs engagements « Moetai Get Out » : après les banderoles, une pétition C’est Tony Géros qui a pris soin de couper court aux rumeurs de motion ou de démission dans la foulée des discours d’ouverture de la session. Il n’y a pas eu de motion depuis le début de la mandature, et il n’y en aura pas « ni demain ni après demain, jusqu’à la fin, jusqu’en 2028 », insiste-t-il. « Parce qu’on part du principe que lorsqu’on s’impose dans une institution, il faut assumer jusqu’où bout, quelles que soient les circonstances. On demande au président du Pays d’assumer sa charge de président jusqu’en 2028 ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/04/GOUVERNEMENT-EN-PLACE-1-tony.wav Deux ans, « ça risque d’être long vu », souffle-t-on côté autonomiste, au vu des relations déjà difficiles entre Moetai Brotherson et la partie de l’ex-majorité toujours fidèle au Tavini, qui ne risquent pas d’être réchauffées par la construction du nouveau parti A Fano Ti’a, dont le chef du gouvernement devrait prendre la tête. L’exécutif pourra-t-il faire passer ses textes avec cette majorité fracturée ? Tony Géros, qui a demandé au gouvernement de prendre en compte les propositions formulées transmises par l’assemblée après ses colloques sur la vie chère, le foncier ou l’énergie, explique que le groupe bleu ciel se montrera plus « vigilant », mais ne jouera pas l’obstruction. « On est là pour faire valoir les intérêts de la population. Donc à partir du moment où les projets de loi de pays ou de délibération qui nous sont présentés vont dans le sens de l’intérêt général, on va soutenir », explique le président de l’assemblée, qui précise tout de même que le Tavini doit réunir dans les semaines à venir un congrès pour « discuter de la situation ». « Si certains veulent saboter l’action du gouvernement, je ne peux pas les empêcher de le faire » Quelques salles plus loin, Moetai Brotherson estime lui aussi que l’action du gouvernement pourra se poursuivre. « Les deux groupes sont indépendantistes il ne faut pas l’oublier, les deux groupes ont fait la même campagne en 2023, à part ceux qui n’ont pas lu le programme et on a en commun cet objectif d’accession à la pleine souveraineté, à l’indépendance, rappelle le président du Pays. Après, si certains veulent faire de l’anti-jeu et saboter l’action du gouvernement, je ne peux pas les empêcher de le faire ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/04/GOUVERNEMENT-EN-PLACE-Moetai.wav