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Paea : les riverains saisissent les autorités pour permis de construire « frauduleux »

© Massacre du fenua à Paea/FB

Travaux bruyants, extraction commerciale et permis frauduleux : à Paea, les riverains passent à l’action. Depuis mars, les habitants d’une servitude du PK 26 dénoncent un chantier dont les nuisances dépasseraient les 100 décibels. Avec l’aide de la Fédération Tāhei ’Auti ia Mo’orea et du bureau d’études Vetea, le collectif affirme avoir décelé « une sous-évaluation des volumes figurant dans le permis de construire, qui constitue une fraude », et se dit prêt à aller en justice si les travaux ne cessent pas.

À Paea, la tension monte depuis plusieurs mois autour d’un chantier situé au PK 26. Réunis sur Facebook sous le nom « Un massacre du fenua à Paea« , des riverains dénoncent depuis mars des nuisances sonores, avec non pas un, mais deux marteaux-piqueurs – « alors que l’arrêté n’autorise qu’un seul engin » – dépassant « les 100 décibels », dans une servitude résidentielle. Selon eux, les travaux, présentés comme un aménagement de chemin pour un fa’a’apu, cacheraient en réalité une extraction commerciale déguisée.

© Tim Mckenna – fb massacre du fenua à Paea

Appuyés par la Fédération Tāhei ’Auti ia Mo’orea et le bureau d’études Vetea, les habitants affirment désormais disposer d’éléments concrets : « L’analyse du permis de construire et des calculs de volume prouve qu’il y a eu une sous-évaluation flagrante, qui constitue une fraude », indiquent-ils. Un courrier recommandé a été envoyé à plusieurs autorités, dont la direction de la Direction de la construction et de l’aménagement, le ministre du Foncier et du Logement, le secrétaire général du gouvernement et la direction de l’Environnement, pour demander l’annulation du permis.

Le maire de Paea, Antony Géros, avait déjà réagi le 7 octobre, assurant que le permis était aux normes et dénonçant des « délations virtuelles » sur les réseaux visant à « discréditer les institutions », et il invitait les habitants à privilégier les recours légaux plutôt que la polémique en ligne.

Un conseil que le collectif semble prêt à suivre : « En toute logique, le chantier devrait être arrêté très prochainement. » Si ce n’est pas le cas, « le collectif sera obligé d’aller devant le tribunal administratif pour que la justice rende un jugement sur cette affaire. »

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Tarena Maohi25/10/2025

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