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Pas de réintégration pour les grévistes saboteurs

Trois anciens délégués syndicaux de la Société tahitienne des oléoducs (STDO) contestaient devant le tribunal administratif leur licenciement pour faute lourde. Pendant la grève du secteur des hydrocarbures fin 2023, ils avaient démonté un pipeline pour empêcher le déchargement d’un pétrolier et emporté chez eux des pièces. Le rapporteur public a conclu au rejet de leur requête.

Trois anciens salariés protégés de la Société tahitienne des oléoducs (STDO), qui avaient participé à la grève du secteur des hydrocarbures entre la fin 2023 et le début de l’année 2024, avaient été licenciés pour faute lourde, avec l’aval de la Direction du travail. Deux jours après le début de la grève, et à la veille de l’arrivée d’une cargaison de gasoil, ils s’étaient introduits en pleine nuit sur leur lieu de travail pour démonter quelques boulons sur un tronçon de pipeline servant au déchargement. Et ils avaient emmené chez eux ces boulons, ainsi que des chariots à roulettes, passant dans le viseur des caméras de surveillance.

Accusés de vol en réunion, ils avaient été condamnés par le tribunal correctionnel à de légères peines d’amende. Mais ils avaient aussi été licenciés pour faute lourde, après accord de la Direction du travail, nécessaire lorsqu’il s’agit de travailleurs protégés par leurs fonctions syndicales. C’est ce licenciement qu’ils contestaient ce mardi devant le tribunal administratif, estimant que les faits étaient indissociables de leur mandat.

Non, a répondu le rapporteur public, entrer sur son lieu de travail en plein nuit pour neutraliser un outil de travail est bien un « exercice anormal » de ce mandat syndical. Il a donc conclu au rejet de la requête. Les anciens salariés de la STDO devaient s’en douter : ni eux ni leur avocat n’étaient présents à l’audience. La décision du tribunal administratif sera rendue le 30 septembre.

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