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Paul Watson, après le refus de sa demande d’asile en France : « La loi devrait être de mon côté »

L’activiste, à l’origine d’opérations souvent musclées de protection des baleines et cétacés, avait fait cette demande d’asile politique directement à Emmanuel Macron en octobre 2024, alors qu’il était encore incarcéré au Groenland. Il a depuis été relâché, la notice rouge d’Interpol à son encontre a été levée, mais le Japon maintient ses poursuites à son encontre. Plusieurs associations polynésiennes s’étaient mobilisées, l’année dernière, pour lui affirmer son soutien.

C’est le Parisien qui a révélé ce refus de l’État d’accorder l’asile politique au militant de 74 ans, résident français de longue date, mais qui n’aura donc pas le droit à des papiers permanents. Les autorités françaises ont expliqué leur décision par la levée de la notice rouge d’Interpol à son égard il y a quelques mois. Une notice qui avait été obtenue par le Japon, et qui comme le rappelle quotidien français « demande aux services de police du monde entier de localiser une personne et procéder à son arrestation provisoire dans l’attente de son extradition, de sa remise ou d’une mesure similaire conforme au droit ». Mais notice rouge ou pas, Tokyo maintient ses poursuites contre le fondateur de Sea Shepherd, mis à l’écart par une partie des antennes internationales de l’organisation, et aujourd’hui à la tête de la Captain Paul Watson Foundation, et fait pression sur ses alliés pour obtenir son arrestation et son extradition. « Je ne me sens pas en sécurité à l’idée de retourner au Canada ou aux États-Unis », explique ainsi l’activiste au Parisien, regrettant la décision de la France malgré les « engagements » d’Emmanuel Macron : « J’ai consacré les cinquante dernières années de ma vie à protéger la vie marine et à combattre les activités illégales en mer. La loi devrait être de mon côté », dit-il.

Les autorités nippones le considèrent comme responsable de deux incidents survenus en 2010 dans l’océan Arctique entre un baleinier japonais et un trimaran de Sea Shepherd qui tentait de l’empêcher de poursuivre sa campagne de pêche. Quelques semaines plus tard, un des cadres de l’ONG réussissait à monter à bord du même baleinier pour tenter de mener une « arrestation citoyenne » de son capitaine. Ce qui avait valu au militant de passer plusieurs mois en prison au Japon et à Paul Watson d’être arrêté et placé plusieurs mois en détention lors d’un passage au Groenland en 2024. La cour suprême danoise avait finalement ordonnée sa libération et interdit son extradition vers le Japon.

Les méthodes promues par Paul Watson sont parfois critiquées pour leur violence, et aussi pour leur manque de résultat concret, mais le capitaine bénéficie de beaucoup de soutiens, notamment en France et en Polynésie, où plusieurs associations, comme l’antenne locale de Sea Shepherd, ou Mata Tohora s’étaient mobilisés pendant sa détention.

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