ACTUS LOCALESSOCIAL Pour l’intersyndicale de la BP, « tout indique que la direction cherche le blocage et la grève » Vaitiare Pereyre 2025-03-22 22 Mar 2025 Vaitiare Pereyre Malgré deux rencontres, les négociations sont au point mort à la Banque de Polynésie. Après 22 ans de relative paix sociale au sein de l’établissement, le conflit entre l’intersyndicale et la direction semble de plus en plus inévitable. La grève doit être effective ce mardi 25 mars. Lire aussi: préavis de grève à la Banque de Polynésie À l’origine de ce mouvement social, un projet de restructuration qui prévoit de transférer la majorité des directions fonctionnelles à la Société Générale en Nouvelle-Calédonie. Un plan jugé « incompréhensible » par les syndicats, qui dénoncent un risque pour l’emploi et la qualité du service au fenua. Depuis le dépôt du préavis de grève le 18 mars, deux réunions ont eu lieu. Les échanges ont permis de poser les revendications sur la table, mais n’ont débouché sur aucune avancée selon les syndicats. Un dialogue au point mort La dernière rencontre, organisée ce samedi 22 mars a d’ailleurs tourné court. Selon l’intersyndicale, la direction refuse de revenir sur son projet et rejette les propositions visant à augmenter le pouvoir d’achat. Pour eux « tout indique qu’elle cherche le blocage et la grève », un scénario qui mettrait fin à 22 ans de relative paix sociale au sein de la Banque de Polynésie. L’assemblée générale prévue pour lundi 24 mars déterminera les suites à donner au mouvement. Si aucune avancée n’est des discussions n’est constatée entre temps, la grève débutera dès le 25 mars.