ACTUS LOCALESJUSTICE Prison ferme pour les jumeaux voleurs de scooters Caroline Perdrix 2025-05-04 04 Mai 2025 Caroline Perdrix L'un des jumeaux et son complice mineur filmés par une caméra de surveillance. Vols de scooters à répétition, course poursuite : ces derniers jours des jumeaux bien connus des services de police et de justice, âgés de 18 ans depuis janvier, ont été appréhendés et condamnés en tant qu’adultes, après de multiples passages devant le juge des enfants. Un troisième complice, encore mineur, a aussi été arrêté. Ils sévissaient depuis des années, avaient comparu devant le tribunal des enfants à plusieurs reprises, et tenaient le haut de l’affiche sur la page Facebook Tahiti Vol. Deux jumeaux, qui sont majeurs depuis trois mois et désormais jugés comme tels, ont été condamnés puis incarcérés ces derniers jours. Un complice mineur, également multirécidiviste, comparaitra ce mois-ci devant le tribunal des enfants. Le premier jumeau est le voleur que poursuivaient les mutoi de Faa’a à contresens sur la RDO, le 20 avril dernier, dans un épisode que nos confrères de TNTV avaient relaté. Il était parvenu à s’échapper. Il avait été appréhendé deux jours plus tard, et il avait comparu le 24 avril. Résultat : trois mois de prison ferme pour recel de bien en provenance d’un vol, avec destruction ou dégradation, en récidive. Le second jumeau, également repéré sur un scooter volé au même moment, avait abandonné le deux-roues et s’était enfui à pied quelques minutes avant. Mais trois jours plus tôt, il avait été filmé par une caméra de surveillance en compagnie d’un complice mineur, en train de voler un scooter dans le parking d’une résidence de Pamatai. La vidéo publiée sur la page Facebook Tahiti Vol par la victime, qui subissait là un deuxième vol, a été partagée plus de 3 000 fois, et les commentaires démontraient la notoriété des trois jeunes. Ce jumeau a été condamné lundi dernier en comparution immédiate, il a écopé de 9 mois de prison dont 5 mois ferme. Durant le sursis probatoire de deux ans qui suivra, il devra effectuer 117 heures de travaux d’intérêt général, se soigner pour ses addictions, et indemniser ses victimes. Le mineur mis en cause sera jugé par le tribunal des enfants dans le courant du mois de mai.