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Racolage touristique en toute illégalité à la Gare Maritime !

Nous avons toutes et tous, un jour d’attente dans la gare maritime avant l’embarquement pour Moorea, été abordé par un « agent touristique » cherchant à nous vendre une excursion, un tour de l’île sur terre ou sur mer ou bien encore un déjeuner dans le « meilleur » restaurant de l’île sœur. Cette pratique est illégale et est assimilée à du racolage quand la vente des produits s’effectue en direct de la main à la main sur le quai avant l’embarquement. Pas de facture, pas de taxe et le risque pour l’acheteur de ne pas trouver à l’autre bout du chenal, la prestation qui lui avait été promise à son départ de Papeete.

Réginald Haring, prestataire installé à Moorea et qui vend des activités à destination des touristes de passage, dénonce la pratique et pointe du doigt le laxisme du port autonome, du ministère du tourisme et du GIE Tahiti Tourisme. De nombreux signalements ont été effectués, des plaintes ont même été déposées …. sans aucun résultat à ce jour. En pleine Journée mondiale du Tourisme, l’histoire a pour le moins de quoi surprendre.

Réginald Haring, plus communément appelé Blonblon, prestataire de service à Moorea, en a ras-le-bol. Il dénonce le « racolage » des touristes effectué en toute illégalité au niveau de la gare maritime de Papeete. Touristes à qui certains proposent des activités sur l’île soeur  hors de tout cadre légal. Selon Réginald Haring, plusieurs signalements et plaintes ont été déposées auprès du Port autonome. Mais rien n’y fait. Il déplore le laxisme des autorités face à cette situation, qui selon lui perdure depuis plusieurs années. Lui et d’autres prestataires de service ont décidé de réagir, bien décidés aujourd’hui à porter cette affaire en justice.

Mais le summum pour Réginald Haring, c’est qu’au-delà du port autonome, les instances touristiques du Pays, elles aussi au courant de la situation, ne fassent rien. Selon lui, plusieurs signalements ont été effectués auprès du Ministère du Tourisme. Il regrette également que le GIE Tahiti Tourisme, présent à la gare maritime de Papeete, ne mette pas en place, comme à l’aéroport d’Air Tahiti, des présentoirs où les flyers de chaque prestataire seraient disponibles pour tous les touristes. « Comme cela se fait dans le monde entier, il n’y a que ici à Tahiti, où au départ d’un bateau on vend n’importe quoi et n’importe comment » affirme-t-il.

Contacté, un des prestataires illégaux incriminé nous a affirmé : « je préfère rester silencieux, je n’ai pas envie de leur donner de l’importance ». Du côté du ministère du tourisme, la réponse a été concise et claire « on ne communique pas ». Le GIE Tahiti Tourisme nous a renvoyé pour sa part vers le port autonome car « ce sont leurs locaux ».

Le port autonome pour sa part, affirme que toute activité commerciale dans un lieu lui appartenant « est soumise à autorisation ». Et que pour ce qui concerne la gare maritime « la vente et le démarchage de biens et de services y sont interdits tant à l’intérieur que dans l’enceinte extérieure de la gare. Cependant, il est difficile d’assurer une surveillance de tous les espaces ouverts au public sur les 4000 m² composant la gare maritime et répartis sur 4 niveaux ». Le port autonome se dédouane en affirmant que pour « améliorer le fonctionnement de la gare maritime », le gardiennage a été confié à une société privée. Les agents de celle-ci pouvant « demander à toute personne, non autorisée à exercer le commerce dans la gare, à quitter les lieux ». Pour finir, le port autonome rappelle que « la Direction générale des affaires économiques est chargée des contrôles en matière de commerce intérieur, de concurrence et de répression des fraudes. Le Port Autonome de Papeete la sollicitera pour exercer un contrôle auprès des démarcheurs exerçant sans autorisation dans la gare ».

A ce stade et en pleine Journée Mondiale du Tourisme, il apparaît donc urgent que les acteurs concernés se réunissent et trouvent ensemble une solution efficace à ce problème.

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12 Commentaires

  1. moorealb
    27 septembre 2017 à 18h47 — Répondre

    la mafia de Moorea n’aime pas la concurrence! la famille de « Albert 2 de Moorea » devrait nettoyer dans son fa’apu avant d’aller chercher des peapea chez les autres..

  2. PAVLOVA
    27 septembre 2017 à 20h39 — Répondre

    Ha ha ha…Reginald Haring c’es l’hopital qui se fout de la charite..et quand tu etais adjoint au maire de Moorea tu peux dire a tout le monde.
    Par contre tu as raison le raccoleur en chef est aussi un beau marchand de sable et de reves qui a un Gie fantome, resultats des courses vous vous valez tous.

  3. Iritahua
    28 septembre 2017 à 6h37 — Répondre

    Devient de plus en plus pourris, importation de toutes les conneries. Illégalité que fait le service concerné, dans la clim. dans les bureaux en attendant le virement? bravo nos dirigeants, faudra créer un autre service pour des embauches familiales.

  4. Nanard
    28 septembre 2017 à 7h54 — Répondre

    Mais Haring qui à monté deux petits magasins à Vaitape Bora Bora fait exactement pareil… Il a 3 ou 4 personnes qui racolent les touristes dans tous les coins de Vaitape alors que c’est interdit. Il a d’ailleurs dit quand il est venu s’installer sur l’île qu’il allait coulé tous les autres commerçants. Qu’il reste à sa place blonblon

  5. Here vau ia oe
    28 septembre 2017 à 13h20 — Répondre

    Ronald Haring, blon blon ou blan blan, qui dénonce le racolage des touristes effectué en toute illégalité à la gare maritime de Papeete… c’est le monde à l’envers… Ce personnage possède un commerce de perle à Bora Bora. Depuis quelques années, il a monté un système de racolage au moyen de talky walky pour suivre à la trace les touristes qui viennent à Vaitape. Depuis le quai de Vaitape où les navettes des hôtels et les shuttles des gros bateaux touristiques accostent. Le monde à l’envers c’est le cas. En fait il dénonce des pratiques qu’il utilisent régulièrement à Bora Bora.

  6. 28 septembre 2017 à 13h31 — Répondre

    Ne serait pas purement et simplement de la jalousie, il faut accepter la concurrence ! Et apporter un service à vos pieds (si c’est pas intrusif) est une manière de pouvoir proposer ses services.

  7. 28 septembre 2017 à 14h14 — Répondre

    Ce Blonblon , il ose , les diffèrentes prestations de sa famille sont aussi distribuées proposées et même vendues à la gare par les agences de voyage au même titre que les autres prestataires de Moorea , il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac , il y a de la place pour tout le monde et tout le monde sait ce qu’ils font dans leurs bus avant de déposer les visiteurs dans les hotels de Moorea …

  8. Here vau ia oe
    28 septembre 2017 à 15h00 — Répondre

    Ce que dénonce blon ou blan blan, c’est ce qu’il fait puissance 10 à Bora Bora… C’est le monde à l’envers… Là-bas il fait plus fort… Il aborde « agressivement » les touristes qui sortent des tenders pour ensuite les pister au moyen de talky walky avec toute son équipe. Le port autonome ferait bien de venir contrôler tout ça à Bora Bora…

  9. nora
    29 septembre 2017 à 9h20 — Répondre

    « Racolage touristique en toute illégalité ». Haring donneur de leçons… C’est le diable qui se mord la queue… Le port autonome pourrait venir voir à Bora Bora ce que fait ce personnage… A Bora Bora, c’est tout un système qu’il a mis en place… avec un abordage plus qu’agressif des touristes lorsqu’ils sortent des navettes des hôtels ou des navires de croisières avec pistage au moyen de talky walky pour les faire passer par sa boutique…

  10. Here vau ia oe
    29 septembre 2017 à 10h28 — Répondre

    Ne commenter plus… même avérés certains commentaires sont censurés. Pourquoi ? la vérité semble être pas toujours bonne à dire ?

  11. nora
    29 septembre 2017 à 20h09 — Répondre

    les commentaires disparaissent au moment où vous les mettez en ligne… Dommage..

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