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Retrouver le chemin des études ou du travail avec le codage

@Valentine Bluet

La deuxième édition du Tahiti Code Camp a démarré lundi matin au lycée hôtelier de Punaauia. Initié par le Cnam, cette formation d’un nouveau genre permet à des jeunes sans emploi ou en décrochage scolaire de se former aux techniques de codage. L’objectif étant de les insérer professionnellement ou de les remettre sur le chemin des études.

Du 15 avril au 28 juin, 16 « campeurs » vont bénéficier de 330 heures d’une formation intensive aux métiers du codage. La deuxième édition du Tahiti Code Camp est axée cette fois-ci sur le développement de logiciels, le web et les rudiments de l’algorithmie, le tout au travers de défis comme la création d’un site web ou d’une application. Un vocabulaire qui peut paraitre un peu barbare mais qui passionne les campeurs choisis parmi plus de 300 candidats. Cette formation gratuite s’adresse en effet à des jeunes passionnés de numérique mais qui ont décroché du système scolaire ou qui ne trouvent pas d’emploi dans le secteur. Pourtant la demande est là, assure le directeur du Cnam à l’origine du Tahiti Code Camp, Christophe Gomez, qui explique que l’un des objectifs du camp est de répondre aux demandes de professionnels. Il en veut pour preuve les 70 % d’intégration dans le milieu professionnel ou dans les études numériques des campeurs de la première édition. En effet, après le camp les stagiaires peuvent aussi intégrer des formations diplômantes ou poursuivre des études supérieures.

Petite nouveauté cette année : une forte présente féminine. Le Cnam a choisi d’intégrer le maximum de campeuses, soit 30 % cette année. Parmi elles, Mélodie sait exactement pourquoi elle est là, et ses ambitions sont déjà bien fixées.

La fin de la formation sera marquée par un hackathon qui challengera Tahiti et Montréal. En effet, pour cette édition, Montréal a aussi développé son Code Camp. L’occasion pour les jeunes codeurs polynésiens de se mesurer aux Québécois, mais aussi de développer un réseau à l’international.  Le Cnam compte déjà développer d’autres partenariats internationaux d’ici l’année prochaine.

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