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Six jeunes moniteurs Padi montent au créneau pour la réforme

Le feuilleton de la réforme de la pratique de la plongée en Polynésie se poursuit dans l’attente du vote de l’assemblée sur cette loi de pays. Six jeunes moniteurs polynésiens, diplômés Padi, s’expriment dans une lettre ouverte.

Après le « non » prononcé en mai dernier par le Conseil économique, social et culturel sur le projet de loi de Pays de réforme de la pratique de la plongée sous-marine, la bataille entre les pro ouverture du marché au Padi et les anti s’était faite plus discrète. Mais avant le vote du texte à l’assemblée, six jeunes Polynésiens, diplômés Padi, expriment leur inquiétude via une lettre ouverte adressée aux médias.

Ra’anui Faure, Timothé Yuen, Joy Crawford, Marcel Durou, Jade Folliot de Fierville et Edouard Blanchet se présentent comme des « Polynésiens, nés en Polynésie de parents polynésiens » et passionnés de plongées sous-marine. Ils expliquent avoir passé le diplôme d’Open Water Scuba Instructor délivré par Padi « n’ayant ni la possibilité, ni le temps, ni assez d’argent pour aller passer presque une année en France (…) afin de préparer et passer un diplôme exclusivement français, qui n’est pas reconnu ailleurs dans le monde ».

Plus loin, les jeunes plongeurs critiquent « les contraintes (limitant) beaucoup nos possibilités de travail » du diplôme polynésien de guide de plongée subaquatique. Ils demandent que « notre diplôme (Padi), reconnu dans plus de 190 pays, le soit aussi en Polynésie, directement, sans que nous ayons un autre examen à passer ».

Au passage, les jeunes plongeurs taclent les opposants à l’ouverture du marché aux diplômes étrangers en s’étonnant que « ceux qui s’opposent à la reconnaissance de notre diplôme prétendent défendre ainsi l’emploi local, alors qu’ils font partis des 98% des moniteurs pouvant actuellement travailler en Polynésie, qui ne sont pas des Tahitiens, mais des métropolitains ».

Les plongeurs concluent leur lettre ouverte en demandant au gouvernement et aux représentants de l’assemblée de « voter et de mettre très vite en application la réforme qui permettra aux Polynésiens (…) de travailler et de revenir travailler comme moniteur de plongée, dans un milieu qu’ils connaissent et aiment mieux que tout autre : l’océan et les lagons de notre fenua ».

Le projet de loi doit encore passer en conseil des ministres avant d’être soumis au vote de l’assemblée de la Polynésie française.

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