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(MàJ) Tematai Le Gayic aux aides-soignants : l’indépendance pour favoriser l’emploi local

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Alors que s’ouvre la session budgétaire dans l’hémicycle de Tarahoi, une poignée de manifestants veut se faire entendre de la classe politique et des autorités : la dernière promotion d’aides-soignants formés à l’Institut Mathilde Frebault dont beaucoup se retrouvent sans emploi, réclame l’organisation plus fréquente de concours de la fonction publique. Tematai Le Gayic estime qu’il faudrait travailler à la reconnaissance et la priorisation des diplômes locaux dans les processus d’embauche. 

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Une partie de la dernière promotion d’aides-soignants formés à l’Institut Mathilde Frebault et diplômée au mois de juillet se retrouve sans emploi, mis à part des remplacements de courte durée, disent-ils. Ils étaient une petite dizaine ce jeudi à manifester devant l’assemblée de la Polynésie française pour avoir interpellé les autorités sur leur situation. Le 10 août dernier les 19 diplômés avaient fait appel au syndicat O oe to ’oe rima pour finalement obtenir un entretien avec le ministre de la Santé. Ils disent ne pas avoir eu de réponse satisfaisante depuis. Pour rappel, les personnes concernées avaient été averties quelques temps après avoir réussi le concours d’entrée à l’Institut Mathilde Frébault, qu’ils n’auraient pas la garantie de trouver un emploi à la sortie de cette formation. Ceux qui sont dans l’impasse aujourd’hui avaient préféré garder le bénéfice de ce concours et suivre la formation quand même car ils pensaient être accompagnés par le Pays dans leur recherche d’emploi.

Du côté de la présidence on indique que des postes en CDD leur sont proposés pour une durée maximale totale de trois ans « en attendant un concours ». Le CHPF a déjà procédé à « 6 recrutements et six autres interviendront au fil de l’eau jusqu’en septembre 2023 ». La présidence indique également qu’ils seront prioritaires sur les postes de remplacement bien que leurs dossiers ne soient « pas toujours complets » et donc prêts pour un recrutement urgent. Au niveau de la direction de la Santé, un poste serait pourvu à Moorea et un autre à pourvoir à Nuku Hiva. Reste que dans le domaine de la santé comme dans celui de l’éducation, les postes dans les îles les plus éloignées ne sont pas à proprement dire convoités. Sur cette question, Tematai Le Gayic suggère d’imposer une obligation de service générale durant les premières années après la formation. Quant au secteur privé, les propositions des cliniques ne seraient pas retenues par les aides-soignants.

Tematai Le Gayic propose l’indépendance en réponse à la problématique de l’emploi local

La voix de ces aides-soignants est portée au sein de l’APF par Éliane Tevahitua qui adresse une question écrite au gouvernement en lui demandant une « réponse concrète ». Mais c’est le député Tematai Le Gayic, membre du parti bleu ciel, qui les a rencontrés en personne. Devant leur volonté d’accéder à la fonction publique d’État, Tematai Le Gayic les alerte en leur indiquant qu’ils perdraient sans doute l’espoir d’avoir un emploi en Polynésie s’ils étaient fonctionnaires d’État, même via le statut de CEAPF qui « montre ses limites dans la police nationale et au tribunal de Papeete« . Le député déplace alors la question à un autre niveau. « À un moment donné quand un filet laisse passer certains poissons, il faut changer de filet. L’étape intermédiaire c’est la citoyenneté et l’étape finale, c’est la nationalité » conclut-il, en suggérant l’indépendance de la Polynésie comme solution ultime.

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