ACTUS LOCALESJUSTICE Treize ans de réclusion pour l’un des meurtriers de Manoa Pascal Bastianaggi 2026-03-03 03 Mar 2026 Pascal Bastianaggi Après deux jours de procès à huis clos, le tribunal pour enfants de Papeete a reconnu un mineur coupable du meurtre de Manoa. Le corps de l’adolescent de 15 ans avait été retrouvé au pied d’une falaise de Mahina en septembre 2024. L’enquête avait rapidement abouti à l’arrestation de deux frères alors âgés de 15 et 17 ans, accusés d’avoir frappé leur victime à coups de marteau pour lui dérober sa bicyclette. C’est le plus jeune qui a été jugé ce mardi : il a été condamné à 13 ans de réclusion. L’aîné sera quant à lui jugé au mois d’avril devant la cour d’assises des mineurs. Le 16 septembre 2024, le corps sans vie de Manoa, 15 ans, était retrouvé au pied d’une falaise de Orafara à Mahina. L’autopsie réalisée a rapidement écarté la piste de la chute accidentelle. Elle révélait que le décès était lié à l’intervention d’une tierce personne. Le jeune homme avait reçu « des coups violents, notamment à la tête », soulignait la procureure de la République, Solène Belaouar, lors d’un point presse, précisant que « le corps de la victime paraît avoir ensuite été basculé par-dessus le muret en direction des falaises ». Les enquêteurs ont rapidement identifié et interpellé deux suspects. Il s’agissait de deux frères de 15 et 17 ans, résidents de Mahina, qui ne comptaient aucune condamnation à leur actif. Ils ont été mis en examen pour meurtre aggravé et placés en détention provisoire : ils sont accusés d’avoir ôté la vie de l’adolescent en le frappant à coups de marteaux pour lui dérober sa bicyclette. Après deux jours de débats où l’adolescent encourait une peine maximale de 20 années de réclusion et contre lequel le procureur a requis 15 années de prison, le tribunal pour enfants a statué. Il a condamné l’un des meurtriers de Manoa à 13 ans de réclusion criminelle avec un suivi socio-judiciaire de 10 ans. Quant à son frère, plus âgé, impliqué lui aussi dans ce drame, il sera jugé au mois d’avril devant la cour d’assises des mineurs. À noter que celui-ci, cité comme témoin ce jour a gardé le silence.