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Un plan d’actions numérique pour rattraper notre retard

© Radio 1

Le chiffre est impressionnant : le gouvernement lance 70 mesures « concrètes » pour que les entreprises et l’administration polynésiennes réussissent leur transition numérique. Mais point de révolution à l’horizon, il s’agit surtout de se mettre à jour et de rattraper le retard en matière d’e-administration, d’e-commerce ou encore de télémédecine.

« Accompagner le développement du numérique n’est plus une option, c’est une obligation. Nous ne devons pas passer à côté de notre avenir », a lancé le président du Pays, Édouard Fritch, à l’ouverture de la journée Smart Polynesia, ce mardi, à Punaauia. Derrière cette bannière anglophone se cache un « plan d’actions numérique de 70 actions concrètes et opérationnelles, la feuille de route de notre croissance connectée ». L’une des mesures phares de ce plan est la « création d’un bâtiment totem, le Pacific DigiPol (Digi pour digital et Pol pour Polynésie) », explique Édouard Fritch. Dans ce bâtiment, on trouvera un incubateur de start-ups, un espace de coworking, un hôtel d’entreprises ou encore un auditorium. Jean-Christophe Bouissou, le ministre en charge du Numérique, précise tout de même qu’il faut encore « réfléchir au meilleur site » pour construire ce Pacific DigiPol. Parmi les autres mesures annoncées, il y a l’installation de bornes WiFi dans les lieux touristiques comme l’aéroport de Tahiti-Faa’a, le développement de l’offre e-commerce, et la mise en place de programmes de formation aux métiers du numérique.

Toutes les îles habitées desservies en haut débit pour 2025

Aucun budget global n’est avancé pour toutes ces actions Smart Polynesia. Pour permettre aux entreprises comme aux administrations, mais aussi aux habitants de tous les archipels de prendre le virage numérique, il faut d’abord une bonne connexion Internet, ce qui a un coût. Le président du Pays s’engage à ce que, « d’ici 2025, il n’y ait plus une seule île habitée non desservie en haut débit ». Cela passe, d’abord, par la mise en place du câble Natitua.

Quant au très haut débit, le Pays a demandé à l’OPT de prendre en charge une partie du raccordement à la fibre pour les particuliers. La mesure sera effective dès janvier 2018, annonce Édouard Fritch.

Le Pays compte aussi sur la participation de l’État. Depuis plusieurs mois, les autorités locales et nationales travaillent sur une intégration de la Polynésie française dans l’agence « Plan France très haut débit » pour que le fenua puisse bénéficier d’aides financières, confirme le haut-commissaire René Bidal.

Les 70 actions lancées par le gouvernement sont détaillées sur le site Smart Polynesia.

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