ACTUS LOCALESFAITS DIVERS

Une enfant de 7 ans dénonce des agressions sexuelles dans son école

Un jardinier de 48 ans, employé de la mairie de Papara, est accusé d’avoir agressé sexuellement une fillette de sept ans, les 18 et 19 juin dernier au sein de l’école primaire de Tiama’o. L’homme a été interpellé le 22 juin et placé en détention provisoire à Nuutania. Son procès, programmé ce jeudi, a été renvoyé au mois d’octobre en attendant les expertises psychiatriques.

Deux agressions en deux jours. C’est ce qu’a dénoncé une élève de 7 ans de l’école primaire Tiama’o de Papara. À ses parents, puis aux enquêteurs, elle désigne un jardinier municipal de 48 ans, affecté à l’établissement depuis 2022 et qui n’était jusque-là connu de la justice que pour des amendes pour détention et consommation de paka.

« Lésions hautement suspectes de violences sexuelles »

Pendant la récréation du matin, le 18 juin dernier, « elle était aux toilettes quand l’homme l’aurait attrapée et aurait mis sa main au niveau de ses parties intimes », explique la présidente du tribunal correctionnel, ce jeudi après-midi. La deuxième agression a eu lieu le lendemain : la fillette avait fait tomber sa fourchette et, lorsqu’elle s’est penchée pour la ramasser, l’employé aurait de nouveau « mis la main au niveau de son sexe ». Des faits d’abord rapportés à ses parents, puis à la direction de l’établissement, qui conformément à la procédure, a contacté le bureau de la procureure.

La victime a d’abord été examinée par un médecin de l’unité médico-judiciaire (UMJ), qui a confirmé un « attouchement vulvaire par-dessus les vêtements, avec une potentielle tentative de pénétration digitale ». Un second diagnostic, réalisé ultérieurement par un médecin légiste, a révélé des lésions jugées « hautement suspectes de violences sexuelles ».

Une série « d’accidents », d’après le mis en cause

Aux enquêteurs, le quadragénaire, décrit comme consommateur régulier de cannabis et d’alcool, mais pas d’ice, parle d’une série d’ »accidents ». Dans le premier cas, l’homme était en train de nettoyer les toilettes quand la petite fille, qui courait « alors que c’est interdit », comme il l’avait précisé aux enquêteurs, a glissé et se serait « cogné le sexe contre le genou de l’accusé en tombant ». Pour le deuxième évènement, l’employé municipal était en train de laver la vaisselle, quand l’enfant aurait « volontairement jeté sa fourchette à terre », avant de glisser de nouveau, cette fois sur la main du prévenu, en tentant de récupérer l’ustensile.

Deux scénarios dans lesquels, comme le soulève la présidente, le jardinier était loin des lieux où l’appelaient ses tâches habituelles.

Procès le 6 octobre

Le prévenu a été arrêté le 22 juin et a été placé en détention provisoire à Nuutania. Son procès, prévu pour ce jeudi après-midi, a finalement été renvoyé au 6 octobre, le temps d’avoir l’expertise psychiatrique obligatoire, qui aura lieu le 5 septembre. En attendant, le parquet a décidé de maintenir la détention provisoire.

L’enquête se poursuit et les autorités continuent de recueillir des témoignages au sein de l’école. D’après les éléments présentés par la présidente d’audience, les dépositions recueillies seraient majoritairement défavorables au prévenu. La possibilité d’autres agressions — soit envers la même victime, soit envers d’éventuelles personnes supplémentaires — n’est pas écartée.

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Jt Vert 22/08/2025

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