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Vague d’hommages à « l’icône » du football Errol Bennett, mort à 75 ans

Les hommages se multiplient depuis l’annonce, ce mardi matin, du décès d’Errol Bennett à l’âge de 75 ans. Une « légende » du football local, douze fois champion de Polynésie et un des premiers à avoir joué en division française, au sein du PSG, en 1972. Le milieu de terrain a « marqué des générations entières de passionnés », par son talent mais aussi son comportement sur et dehors des terrains. Adjoint au maire d’Arue et responsable de l’église mormone dans sa commune,  il restera « une source d’inspiration pour tout le monde », comme le résume la Fédération Tahitienne de football.

Un « champion », un « exemple », une « icône », même, mais surtout un « homme plein de valeur ». L’annonce, par sa famille, du décès d’Errol Bennett, a lancé un concert d’hommage, ce mardi sur les réseaux sociaux. Le Tahitien, décédé à l’âge de 75 ans, est une légende du football local, un sport qui l’a vu briller dès les bancs de l’école jusqu’au championnat français. Rapide, habile et doté d’un sens du jeu hors du commun, Errol Bennett qui intègre Central Sport à l’âge de 12 ans, en devient rapidement la pièce maîtresse en milieu de terrain. Mais ses prouesses le poussent plus loin : en 1972, à 22 ans, il est recruté au sein de l’équipe du Paris Saint-Germain, alors en première division nationale, où il passera six mois. Une expérience courte : le Tahitien ne s’est pas adapté au climat français, mais qui le confirmera comme une référence locale à son retour au pays. Errol continuait d’ailleurs a arborer, de temps à autres, un maillot de l’équipe parisienne qui a remporté il y a quelques jours sa première Ligue des Champions de l’UEFA.

L’essentiel de la carrière du milieu de terrain aura donc lieu à Tahiti, et pour l’essentiel auprès de son club de Central Sport Papeete. Il sera onze fois meilleur buteur du championnat, un record toujours inégalé, dont huit fois consécutivement, « avec une moyenne de 28 à 30 but par saison », comme l’écrit France Football. Douze fois champion de Tahiti, il brillera aussi dans la région : quatre victoires en Tournoi du Pacifique Sud (entre les collectivités françaises de la région), quatre médailles d’or aux Jeux du Pacifique avec son équipe entre 1975 et 1983, trois buts dans la finale perdue du championnat d’Océanie en 1973. Errol Bennett avait mis fin à sa carrière en 1992, à l’âge de 42 ans.

« Il a marqué des générations entières de passionnés »

Le père de famille, agent de la mairie de Papeete pendant 35 ans, a bien sûr transmis son amour du sport à ses sept enfants. Son fils Naea Bennett, longtemps joueur vedette de l’AS Pirae, capitaine des Tiki Toa et un temps ministre des Sports, a bien sûr été un des premiers à saluer sa mémoire, parlant d’un « vide qu’il nous faudra combler et d’une lumière qui ne s’éteindra jamais ». Son petit-fils Roonui Tinirauarii a aussi été meilleur buteur de la Ligue 1 Vini. La Fédération tahitienne de football, dont Naea est le directeur sportif, lui a aussi rendu hommage : « son empreinte sur le football tahitien restera indélébile, tant par son talent que par les valeurs qu’il incarnait sur et en dehors du terrain ». Moetai Brotherson parle de ses trois super héros Maco Nena, Roberto Cowan et Errol Bennett. Le président du pays se souvient de « l’élégance » du footballeur, sa « fluidité, sa détermination et son sens du but ». Balle au pied, on l’aurait dit dansant avec son épouse », écrit-il, expliquant qu’il avait fait rêvé des générations de Polynésiens. « À travers son immense carrière, son engagement, et les valeurs qu’il a su transmettre sur et en dehors du terrain, il a marqué des générations entières de passionnés, écrit de son côté l’AS Tefana. Son héritage continuera d’inspirer le football polynésien pour longtemps encore ».

La commune de Arue, où il était jusqu’à présent septième adjoint du maire, en charge de la jeunesse, du sport et du dynamisme de la ville salue un « homme discret apprécié pour sa gentillesse et sa capacité d’écoute ». Eroll Bennett avait aussi été nommé président de pieu de Arue-Tahiti lors de sa création par l’église de Jésus-Christ des Saints derniers jours. L’église mormone, dans un portrait de 2022, rappelle sa décision de se convertir avec son épouse « n’avait pas été sans conséquence pour sa carrière footballistique puisqu’il ne veut plus jouer le dimanche , jour où les matchs étaient alors programmés, pour pouvoir respecter et honorer le jour de sabbat ».

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