ACTUS LOCALESPOLITIQUE Vanina Pommier « ne changera pas d’avis » sur les bassins de natation de Tahiti 2027 Alexandra Perrini 2026-05-11 11 Mai 2026 Alexandra Perrini Nommée ministre des Sports et de la Jeunesse en remplacement de Kainu Temauri, Vanina Pommier sait qu’elle doit rassurer sur l’organisation de Tahiti 2027 et sur l’épreuve de natation en particulier. La nouvelle membre du gouvernement, qui était déjà conseillère en charge des Jeux ne compte pas revenir sur les décisions de son prédécesseur : il n’y aura pas de bassins à Mamao, et il s’agit de trouver « des solutions » pour organiser l’épreuve dans la vétuste piscine de Tipaerui. Un dossier sur lequel elle devra discuter – et composer – avec plusieurs acteurs : la fédération, très remontée, l’État, le Coj, le COPF… Et le Pacific Games Council, dont une délégation est justement attendu ce mardi à Tahiti. Lire aussi : Tahiti 2027 : les bassins démontables pas livrés à temps, le Pays se replie sur Tipaerui Présentée ce lundi lors d’un remaniement ministériel officialisé par Moetai Brotherson, Vanina Pommier a repris le flambeau de Kainuu Temauri en tant que ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Prévention contre la délinquance, en charge de l’Artisanat. Comme Raihei Ansquer, qui a remplacé Cédric Mercadal à la Santé, la jeune membre du gouvernement était jusqu’à présent conseillère technique au sein de son ministère. Une ascension rapide donc, pour cette native de Tahiti, partie pour ses études de sports en métropole où elle a vécu 12 ans. « J’ai bien fait de partir pour mieux revenir. Je n’ai qu’une envie : faire avancer notre Pays », explique-t-elle. Passée par la cellule Tu’aro Nui chargée de la préparation de l’épreuve de surf des JO de Paris 2024, puis chargée de missions en lien avec la jeunesse et la prévention de la délinquance, elle était ces derniers temps conseillère en charge de la préparation des Jeux du Pacifique. Un dossier dans lequel le Pays est surtout impliqué dans la rénovation et la construction des infrastructures d’accueil des épreuves, et sur lequel elle se sait très attendue. Rencontre avec le Pacific Game Council Car les inquiétudes sur cette préparation, croissantes ces derniers mois, ont été décuplées depuis l’annonce, par son prédécesseur, de l’annulation de la commande des deux bassins démontables qui devaient être installés à Mamao pour accueillir les épreuves de natation. C’est la piscine cinquantenaire de Tipaerui, vétuste et qui ne répond pas aux normes internationales pour accueillir des compétitions, qui devrait donc accueillir les nageurs. « On ne changera pas d’avis », affirme Vanina Pommier qui précise qu’une rencontre avec le Pacific Game Council (PGC), et la Fédération océanienne de natation, très remontée sur le « fiasco » des bassins de Mamao, est prévue cette semaine sur le sujet. « L’idée avec le PGC et la fédération océanienne de natation, c’est de trouver ce qu’il sera possible de faire avec le bassin de Tipaerui », précise Vanina Pommier, qui dit « comprendre » les sportifs, puisqu’elle a elle-même participé aux Jeux du Pacifique de 2011. « Je comprends tout le travail qui est mis pour se préparer à ce genre d’évènement. Ce qui est certain, c’est qu’au niveau du Pays, ce qu’on souhaite, c’est pouvoir donner la possibilité à nos athlètes de performer sur des épreuves de natation », ajoute la responsable, toujours compétitrice en crossfit. https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/05/VANINA-POMMIER.wav Interrogée sur la possibilité que les Jeux du Pacifique soient annulés à Tahiti, la ministre des Sports veut rassurer : « pour le gouvernement, ce n’est pas une option ». « On s’est engagé », a-t-elle lancé. Des discussions à avoir sur la boxe Les bassins de natation ne seront bien sûr pas le seul sujet de conversation avec le PGC ou le Coj. « Le challenge qu’on a avec le comité organisateur, c’est de pouvoir faire en sorte, que ce soit au niveau des transports, de la restauration, des hébergements, des différents sites éclatés, que le pays soit en capacité de livrer des Jeux qui nous ressemblent. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/05/VANINA-POMMIER2.wav L’épreuve de boxe interroge aussi, pas sur son organisation mais sur la participation des athlètes polynésiens. Attendue depuis longtemps, la DSP a été attribuée à la Polynesian Boxing Association (PBA) de Tauhiti Nena. Le représentant du Comité olympique de Polynésie française (COPF), où la Fédération de boxe de Polynésie française (FBPF) d’Ismael Tahiata siège depuis 2016, avait voté contre ce choix. La PBA n’étant pas affiliée aux fédérations internationales reconnues par le Comité olympique international, le COPF craint que les boxeurs polynésiens ne puissent pas être sélectionnables en 2027. Là aussi la ministre assume le discours de son prédécesseur. L’attribution a été faite sur la base d’une instruction technique des dossiers et pas sur des choix politiques et « une DSP ne peut pas être donnée uniquement dans l’objectif de qualifier des athlètes aux Jeux du Pacifique,même si ça reste un événement très important pour un sportif », comme le répète Vanina Pommier. La ministre ajoute que l’objectif est également de « pouvoir travailler avec le mouvement sportif pour que des athlètes puissent représenter Tahiti lors des Jeux du Pacifique ».