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À la présidence, « On avait déjà mis Miss France sur la banderole »

La présidence a vibré ce samedi pour l’élection de Miss France : banderoles, drapeaux et jusqu’à 400 personnes réunies pour soutenir Hinaupoko Devèze. À chaque apparition, sur l’écran géant, le chapiteau explosait d’applaudissements, rythmés par les chanteurs marquisiens venus l’encourager. Et lorsque le sacre de la miss Tahiti a été confirmé, l’euphorie a été collective. Certains crient, d’autres, de la famille de la nouvelle reine, pleurent, Rachel Moutame « saute de joie et déchire sa robe »… Lui aussi ému, Moetai Brotherson a salué « une représentante magnifique du Pays », célébrant une victoire qui place le Pacifique à l’honneur.

Banderoles, drapeaux et tee-shirts floqués, ce samedi matin à la présidence, pour l’élection de Miss France diffusée en direct sur grand écran. Le public a répondu présent et le chapiteau s’est progressivement rempli, passant d’une centaine de personnes dans les premières minutes à près de 400 dans les dernières. Famille, amis ou encore fans étaient sur place pour soutenir Hinaupoko Devèze. Chaque apparition à l’écran, la reine de beauté extasiait le public qui applaudissait, se levait et chantait son nom. Et à chaque pause, pour l’encourager, un groupe de chanteurs marquisien faisait retentir des mélodies de son île. L’apogée, bien évidemment, a été le couronnement.

« J’ai sauté de joie et j’en ai déchiré ma robe »

Quelques minutes après le sacre, la joie était palpable. Tout le monde criait, pleurait, et s’embrassait. « J’ai sauté de joie et j’en ai déchiré ma robe », raconte même Rachel Moutame, ancienne candidate numéro 10 à Miss Tahiti et devenue amie proche de Hinaupoko. Cette dernière se dit « très émue et heureuse » de sa victoire, avec une seule hâte : « la prendre dans ses bras pour la féliciter ». Elle se dit aussi très impatiente de la voir partir pour Miss Univers.


Pour sa famille marquisienne, aucun doute, Hinaupoko Devèze était forcément gagnante : « On avait tellement confiance en elle qu’on s’est dit qu’elle allait être Miss France. D’ailleurs, sur notre banderole, on avait déjà mis Miss France pour Hinaupoko », indique sa tante Georgette Wong.

Georgette Wog, tante de Hinaupoko Deveze

« Elle a été vraiment une représentante magnifique du Pays »

Le président de la Polynésie, Moetai Brotherson, était aussi sur les lieux, accompagné de la déléguée interministérielle au Handicap et à l’inclusion, Nathalie Salmon-Hudry. Juste après le sacre et  avant « une photo de famille » avec le public, le chef du Pays, très ému, presque les larmes aux yeux, explique en parlant de la nouvelle miss France qu’« elle a été parfaite, franchement même dans son comportement durant la période de préparation, les échos qu’on en a eus, elle a été vraiment une représentante magnifique du Pays. Et la miss Calédonie était aussi très belle, puis elle s’est très bien exprimée. Cette année, c’est le Pacifique qui est à l’honneur. » Pour lui, ce règne « aura un éclat particulier », qui présage que du bon : « en 2026 on va accueillir les miss et en 2027 on va gagner les jeux du Pacifique ».

Au premier rang, on reconnaissait plusieurs autres visages, comme la miss Tatau 2025, Vaitiare Courtin, qui a aussi interprété une danse sur scène pour en guise d’encouragement.

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