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Viti attaque le deuxième acte contre le Pays

Le fournisseur d’accès Internet a annoncé vendredi matin avoir déposé une nouvelle requête devant le tribunal administratif, mais sur le fond cette fois-ci, pour obtenir sa licence de téléphonie mobile. Le 26 octobre dernier, le juge des référés avait ordonné au Pays de communiquer à Viti tous les documents qui avaient motivé son refus implicite de délivrer une licence de téléphonie mobile. Désormais les documents en main, Viti annonce dans un communiqué qu’ils sont « tous favorables ».

La bataille entre Viti et le Pays s’apprête à vivre un nouveau combat. A la suite de la décision du juge des référés d’ordonner au Pays de communiquer à Viti les documents qui ont motivé le refus implicite de délivrer une licence de téléphonie mobile, la société a eu accès à tous les rapports le concernant. Des rapports d’instruction « tous favorable » indique vendredi Viti dans un communiqué : « Ces rapports ont unanimement conforté sans équivoque le bien-fondé de la demande de Viti en concluant à la possibilité d’un 3ème opérateur mobile et à la pertinence de Viti d’être ce 3ème opérateur ».

La DGEN a produit deux rapports sur les deux demandes de licence de Viti en 2016 et 2017. La première concluait que « le projet présenté par Viti répond de façon satisfaisante aux dispositions réglementaires » et «apparaît comme une nouvelle proposition de concrétisation de l’ouverture à la concurrence du marché polynésien des télécommunications ». Le deuxième rapport confirmait le premier en émettant un avis favorable. La DGEN recommandait même au gouvernement « d’attendre le rapport d’IDATE Consulting concernant les aspects économiques pour se décider mais de « ne pas silence garder ». Ce rapport justement d’octobre 2016 concluait que « L’impact de cette concurrence sera positif pour la stimulation de la compétition…et la possibilité de repenser la convergence fixe mobile pour les archipels éloignés afin d’apporter de l’accès internet à plus haut débit à tous ». Ajouté à cela, le rapport de l’autorité polynésienne de la concurrence qui recommandait d’accorder au plus vite la licence à Viti.

Sur ces éléments, le fournisseur d’accès Internet a déposé mercredi une nouvelle requête devant le tribunal administratif, sur le fond cette fois pour obtenir l’octroi de la licence. Dans son communiqué, Viti espère une décision du tribunal au second trimestre 2018 pour un lancement de l’offre mobile fin 2018 « avec deux ans de retard ».

 

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1 Commentaire

  1. Iritahua
    18 novembre 2017 à 7h59 — Répondre

    Pourquoi une si grande crainte pour l’OPT, diminue les effectifs et être concurrentiel le choix reviendra aux consommateurs.

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