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18 mois ferme avec mandat de dépôt pour un voleur à la petite semaine

Un sans domicile fixe a été présenté en comparution immédiate ce lundi pour avoir commis des vols dans le but de subvenir à ses besoins. Bien connu dans la commune de Faa’a où il exerce ses talents de cambrioleur et sous le coup de la récidive, il a écopé d’une peine de 18 mois de prison et d’un mandat de dépôt.

Vaitua a 25 ans et fêtera ses 26 en prison. Le jeune homme, barbe et cheveux en broussaille, vit dans la rue, squattant divers lieux dans la commune de Faa’a. Il vivote en effectuant quelques larcins dès que l’occasion se présente. En mars 2025, il s’est introduit dans une maison, dérobant au passage la clé de la porte alors que les occupants étaient présents. Avant de s’en aller, avec l’intention de revenir, il vole une débroussailleuse. Dans la journée du 13 juin, dans le quartier résidentiel où sont installées les familles des gendarmes, il dérobe un vélo, une paire de savates et 500 fcfp dans une voiture. S’il a pris bien soin de dissimuler son visage a cause des caméras de surveillance, il a omis de faire de même avec le tatouage qui orne son bras et c’est ce détail qui a permis son arrestation.

À la barre le jeune homme reconnaît en partie les faits. « J’ai volé le vélo pour le vendre et acheter de la nourriture et les 500 francs qui était dans la voiture je les ai dépensés pour acheter du pain. » Quant aux savates « ce n’est pas moi », ce que justifiera son avocat en désignant les pieds nus de Teiva, « mon client n’a pas besoin de savates, et franchement si c’était lui, je ne vois pas pourquoi il nierait. » Des savates pour lesquelles le propriétaire réclame un dédommagement de 10 000 fcfp.

Le juge fait la lecture de son casier judicaire : vols, recels, violences et destruction de biens. Il note qu’il devait effectuer un travail d’intérêt général, obligation qui lui incombait lors de sa dernière condamnation à un sursis probatoire, et remarque qu’il ne l’a pas effectué. « Pourquoi vous n’avez pas fait ce travail ? » « Je ne savais pas » « D’après votre mère vous ne vouliez pas le faire, on va donc rajouter six mois à la peine d’aujourd’hui. » Il proteste à  mi-voix sans trop se faire d’illusion.

« Il a violé notre intimité et cela je ne l’accepte pas »

Seule personne à avoir fait le déplacement pour assister au jugement, la propriétaire de la maison dans laquelle Teiva s’était introduit pour voler les clés et la débroussailleuse. Elle raconte : « j’ai vu sur les caméras qu’il avait volé les clés et je n’ai pas dormi de la nuit car je savais qu’il allait revenir. Du coup le lendemain j’ai fait changer toutes les serrures, j’ai fait rehausser la clôture et poser d’autres caméras. » Elle conclut en regardant l’accusé : « il a violé notre intimité et cela je ne l’accepte pas. » Elle demande à être remboursée des sommes dépensées pour la clôture, les caméras et la débroussailleuse soit un total de 293 000 fcfp plus 50 000 fcfp au titre du préjudice.

« Il est enkysté dans la délinquance »

Pour le procureur, « l’accusé n’en est pas à son coup d’essai et c’est regrettable car il était en sursis probatoire. » Relevant qu’il est « enkysté dans la délinquance », il réclame les six mois de prison de sursis révoqués, plus une peine de six mois, soit un an de prison.

Il a été condamné a 12 mois de prison auxquels vient se rajouter la révocation du sursis probatoire de six mois, assorti d’un mandat de dépôt. Il devra aussi s’acquitter de 73 000 Fcfp pour le préjudice matériel et de 50 000 pour le préjudice moral. Enfin il devra aussi 5 000 Fcfp pour la paire de savates.

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