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Assises : peine alourdie en appel pour le violeur d’une touriste américaine

En février dernier, un homme de 31 ans avait été condamné à 8 ans de réclusion pour le viol d’une jeune fille au pair américaine qui lui avait demandé son chemin à la Presqu’île en décembre 2022. L’accusé, qui assurait du consentement de la victime en dépit des expertises médicales, avait fait appel. Tout comme le parquet et la partie civile, jugeant la peine trop faible au regard de la gravité des faits. Ce mardi, la cour d’assises l’a condamné à 12 ans de réclusion, conformément aux réquisitions de l’avocat général.

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Ce sont des faits rares en Polynésie, comme l’ont noté les magistrats, qui étaient étudiés en appel par la cour d’assise ce lundi. Un viol commis « par opportunité » alors que les vaste majorité de ces crimes ont lieu, au fenua, au sein de la cellule familiale. La victime, une jeune fille au pair américaine, était montée sur le scooter d’un homme de 31 ans à qui elle avait demandé son chemin à la Presqu’île. Ce dernier, accusé de l’avoir violé, avait été condamné en première instance à 8 ans de réclusion, peine qu’il a contestée en même temps que le parquet et la partie civile, jugeant le quantum pas à la hauteur de la gravité des faits.

Pour le deuxième et dernier jour de débat, ce mardi, les débats ont porté sur la personnalité de l’accusé et sur les traumas de la victime. Concernant la victime, le psychologue n’a émis aucun doute sur la véracité de son récit. Il indique qu’elle souffre « d’un important syndrome post-traumatique », qu’elle a un temps « sombré dans l’alcool » et que depuis les faits, elle est « paranoïaque et éprouve la haine de soi. » « Elle a une image dégradée d’elle-même et une forte envie de mourir » précise-t-il. En conclusion, il estime que pour sa reconstruction, « il lui faut un accompagnement psychologique, c’est indispensable, et aussi une reconnaissance de son statut de victime et la condamnation de l’accusé. »

Sur l’accusé, le spécialiste note que celui-ci avait tendance à rejeter les faits qu’il a commis sur la victime assurant que c’est elle qui l’avait attiré, qu’elle s’était déshabillée elle-même. Il relève aussi qu’il était « très alambiqué dans ses propos, il disait qu’au début, elle n’était pas d’accord mais après oui. » Le portrait qu’il en brosse est sans appel : calculateur, manipulateur et égocentrique.

Réentendu, l’accusé est resté sur sa ligne de défense, assurant qu’il n’avait pas violé la victime, mais qu’elle était consentante. Une thèse qui n’a pas convaincu le jury qui l’a condamné à 12 ans de réclusion criminelle.

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Journal de 12h, le 10/02/2026

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