ACTUS LOCALESCULTURE

Avec ses « vieux potes » en « chœurs d’enfer », Louis Bertignac est venu « s’éclater » à Tahiti

Plus de quarante ans après son passage avec Téléphone, la figure du rock français revient à la rencontre du public polynésien ce samedi au Tahiti Lagoon Resort. « On va s’éclater », promet le guitariste et chanteur qui dit aborder les concerts avec moins de pression mais plus de plaisir qu’à l’époque de ses premiers succès. Désormais seul à l’affiche, il sera sur scène avec trois musiciens « extraordinaires », et une setlist en forme « lingot d’or » qui, entre tubes intemporels et morceaux plus personnels, a séduit toutes les générations dans son « 70 tour ». La soirée, organisée par SA Productions, affiche complet, mais Louis Bertignac annonce déjà son retour l’année prochaine. 

« On va s’éclater, mes musiciens sont extraordinaires. » Débarqué ce lundi soir, Louis Bertignac attend avec impatience son concert de samedi, organisé par SA Productions et Radio 1 dans les jardins du Tahiti Lagoon Resort, l’ex-Méridien de Punaauia. Son dernier show au fenua remonte à 1983, affichait déjà les couleurs de Radio 1, mais il s’était produit avec son ancien groupe Téléphone. Même si ses souvenirs sont aujourd’hui un peu flous – « c’est vieux quand même » – la figure du rock français garde en mémoire un séjour « très sympa » qui avait largement dépassé la soirée de concert. La Polynésie, il y était resté un mois et demi et « n’avait plus envie de rentrer ». 

« J‘ai appris à m’amuser avec ma voix » 

Si Louis Bertignac est désormais seul sur l’affiche, il sera accompagné sur scène de ses trois musiciens, un groupe « de bons vieux potes » qui l’accompagne en studio et en tournée depuis déjà plusieurs années. « Vous allez voir. Ils font pas que bien jouer, ils chantent aussi. Ils font des chœurs d’enfer », annonce l’artiste. 

Voilà près de deux ans que le guitariste, chanteur et compositeur enchaîne les dates dans la cadre de son « 70 tour ». Une tournée anniversaire pour le jeune septuagénaire et pour ses cinquante ans de carrière. Et pourtant la légende du rock français l’assure, il prend aujourd’hui « certainement plus de plaisir qu’à l’époque ». Désormais, les cendriers ne sont plus renversés. Avec sa vapoteuse et son style décontracté, Louis Bertignac « sait que tout va bien se passer ».

Mais surtout « Je me sens plus en maîtrise de ma voix », explique Louis Bertignac. « Dans Téléphone, j’en chantais une ou deux par concert. Et quand Téléphone s’est arrêté, tout m’est tombé sur la gueule », confie le musicien, qui se rappelle alors s’être dit « maintenant c’est toi le leader ». À ses débuts en tant que chanteur solo, il se rappelle alors n’avoir pas aimé « du tout » sa voix. « J’ai appris à l’aimer », poursuit l’artiste. « J‘ai appris à m’amuser avec et c’est beaucoup plus agréable qu’avant, pour moi. Avant, c’était l’angoisse. »

Moins de pression, plus de passion, c’est ce que dégage Louis Bertignac lorsqu’il évoque sa musique et son passé avec son ancien groupe qu’il « ne dénigre pas ». Passer de 5 000 spectateurs à 200… ça a tout de même son petit effet. « Je suis plus à l’aise quand je joue. Je sais que quand je monte sur scène, je me régale », explique l’artiste.

Après ces longs mois sur les routes, la setlist est bien rodée. S’y croisent les tubes intemporels de Téléphone, ses propres succès, et des morceaux plus récents. « J’ai écrit beaucoup de chansons, dont les vieilles. Quand je pose cette liste, qui est la même depuis deux ans, c’est comme si je posais un lingot d’or », explique Louis Bertignac car il « sait » que « ça va marcher » et que lui et ses musiciens vont « s’éclater ».

« C’est les gosses qui mettent le plus d’ambiance

Pour l’artiste, « ce qui est marrant », c’est l’âge du public lors de ses concerts. « Je ne sais pas ce qu’on va avoir comme âge », ce samedi. Il explique que lors de ses spectacles en France, la moitié du public « a plus de 50 ans. Il y a une moitié qui est entre 20 et 50, presque les trois quarts de ce qui reste. Et un quart, ce sont les moins de 15 ans », note-t-il. « En général, c’est les gosses qui mettent le plus d’ambiance », indique-t-il avec le sourire. 

Pour la suite de son voyage, Louis Bertignac, sa femme et ses deux enfants ont prévu de séjourner à Moorea puis à Maupiti dans une pension familiale. « En fait, c’est un type que je connaissais de métropole, qui m’a envoyé un WhatsApp il y a deux mois » après avoir vu l’annonce du concert de samedi. D’après l’artiste, l’homme en question, qui possède plusieurs bungalows sur la plage, l’a alors invité à séjourner. « J’ai dit, ok, ben super ». Simple et efficace.

À Moorea, Louis Bertignac animera aussi aussi un diner-concert au restaurant de l’hôtel Cook’s Bay, sans aucun musicien et avec sa guitare sèche. Sa célèbre Gibson SG junior de 1963, sa guitare en qui « il a confiance » et qui ne le « trahit jamais », il la réserve pour le grand soir : ce samedi au Tahiti Lagoon Resort de Punaauia. Le concert affiche déjà complet, mais pas de panique, Louis Bertignac prévoit déjà de revenir l’année prochaine.

©BM Photographie.

©BM Photographie.

©BM Photographie.

Article précedent

L'OPH vise l’emprunt pour construire plus vite et moins dépendre des fonds publics

Article suivant

Centrale à remplacer, "acteur unique" de l'électricité... Le Pays en pleine réflexion sur l'énergie

Aucun Commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PARTAGER

Avec ses « vieux potes » en « chœurs d’enfer », Louis Bertignac est venu « s’éclater » à Tahiti