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Cannabis thérapeutique : la DAG attend les candidatures de cultivateurs

Roland Bopp, directeur de l’Agriculture.

La Direction de l’agriculture a lancé, le 1er mars, l’appel à candidature pour trouver 10 cultivateurs qui participeront à la phase pilote de culture du cannabis thérapeutique dans les cinq archipels. Les premières plantations seront faites au mois de juin. Mais les conditions d’éligibilité et de mise en œuvre ne sont pas à la portée de tous.

Après le vote de la loi du Pays en août 2024, et la publication des premiers arrêtés d’application en février, place à la phase pilote de culture. Les agriculteurs intéressés par la culture du cannabis thérapeutique peuvent, depuis le 1er mars et jusqu’au 1er avril, poser leur candidature à la Direction de l’agriculture pour faire partie de cette phase pilote, qui va durer au moins un an. Le directeur de l’Agriculture Roland Bopp, l’ingénieure agronome Tetia Peu et la juriste Teurahinatea Palmer ont fait le point ce mardi.

L’objectif est donc de vérifier la faisabilité de la production de cannabis à faible teneur en THC en extérieur, après les premiers tests menés par l’Institut Louis Malardé dans des conteneurs. Une teneur en THC stable et inférieure à 0,3%, la limite légale, est la première condition du développement de cette filière. Cette phase expérimentale, qui va durer un an, doit permettre de déterminer si la culture dans les différentes conditions climatiques des cinq archipels est possible, et lesquelles des différentes semences identifiées par l’ILM sont les plus adaptées.

La DAG recherche donc deux agriculteurs professionnels par archipel. Ils devront être propriétaires ou locataires d’une parcelle privée de 1 500 mètres carrés, sur une île où sont présentes une antenne de la Direction de l’agriculture et une brigade de gendarmerie. Ils devront aussi être titulaires de la carte CAPL, et résider en Polynésie depuis plus de 10 ans, explique Tetia Peu.

Pas de terrain domanial, donc, pas de subvention, pas de paiement. Toute plante dont la teneur en THC sera supérieure à 0,3% sera détruite sans indemnités. La Direction de l’Agriculture fournira les semences – 500 graines au total – et un accompagnement technique, y compris les prélèvements et analyses.  Pas question non plus d’utiliser de produits chimiques, le cannabis thérapeutique polynésien sera bio. Les volontaires en seront même de leur poche, car la réglementation impose une grande discrétion visuelle qui peut nécessiter d’investir dans des clôtures. La DAG fait valoir que ces pionniers pourront ainsi « éprouver leur pratiques agricoles » pour rentrer dans « une nouvelle filière à haute valeur ajoutée ». Les dossiers de candidature seront instruits en avril et mai, et les premières plantations doivent être réalisées en juin.

 

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