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Carburants: un cinquième des stations-service françaises encore en difficulté

Paris (AFP) – Environ un cinquième des quelque 11.500 stations-service recensées en France étaient encore en rupture partielle ou totale d’approvisionnement jeudi, selon l’Union française des industries pétrolière (Ufip), qui dit toutefois avoir constaté moins d’afflux d’automobilistes aux pompes.

Environ « 20% » des stations-service du pays sont touchées en ricochet par les protestations menées contre le projet de loi travail, a indiqué le président de l’Ufip, Francis Duseux, à l’AFP.

« Les automobilistes se sont précipités pour remplir leur réservoir – la consommation a été de trois à cinq fois supérieure à la demande normale. Mais comme ils ne consomment pas tout de suite ce carburant, le phénomène est en train de se tasser », a-t-il poursuivi.

« Le mécanisme est en train de s’autoréguler. Pour le moment, il n’y a pas d’inquiétude à avoir », a-t-il ajouté.

« Globalement, la situation s’est améliorée dans l’Ouest et dans le Nord (…). A Paris, ça reste tendu, ça s’est stabilisé hier (mercredi), et en région PACA ça reste aussi tendu, ça ne s’aggrave pas », a indiqué pour sa part le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, sur Europe 1.

Selon l’Ufip, six raffineries sur les huit que compte la France étaient à l’arrêt ou tournaient au ralenti jeudi: les cinq raffineries de Total (Feyzin, Gonfreville-L’Orcher, Grandpuits, Donges, La Mède) et la raffinerie Petroineos à Lavera (partiellement sous maintenance), tandis que les deux sites d’Esso (ExxonMobil) à Port-Jérôme-Gravenchon et Fos-sur-Mer fonctionnaient normalement.

Une station-essence fermée à Paris le 25 mai 2016 . © AFP

© AFP MATTHIEU ALEXANDRE
Une station-essence fermée à Paris le 25 mai 2016

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