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Clôture de la 6e conférence économique

©Radio1

Le grand rendez-vous biannuel du Pays et des entrepreneurs s’est achevé jeudi après-midi, avec la restitution des travaux des trois ateliers, qui étaient cette fois consacrés à la fiscalité, l’emploi et l’inclusion bancaire.

L’objectif pour Teva Rohfritsch est maintenant de mettre en musique la partition qui lui a été remise, en se concentrant sur ce qui est véritablement réalisable. Pour rappel, une centaine des 200 propositions faites par la conférence économique depuis 2016 ont été mises en oeuvre, a estimé le vice-président. Certaines des propositions de cette 6e édition cherchent à ajuster le tir sur des mesures qui avaient pourtant été prises à la demande des patrons. Pour le ministre de l’Économie et des Finances, c’est justement à ça que doit servir cette conférence économique : conserver à l’économie polynésienne une certaine agilité pour s’adapter aux circonstances.

Parmi les propositions qui ont été faites en matière de fiscalité, on peut citer l’augmentation des crédits de défiscalisation, l’accès à ce dispositif pour la petite hôtellerie,  une nouvelle baisse du taux de l’impôt sur les sociétés, la prolongation de l’IFED (incitation fiscale à l’emploi durable) ou l’exonération des droits de douane sur le fret. Teva Rohfritsch a souri : « On est d’accord que pour défiscaliser, il faut avoir de la fiscalité ? Poursuivons le débat, parions sur le civisme des patrons (ici, un grand blanc dans l’assistance) pour réinvestir dans le Pays. »

Sur le chapitre de l’emploi, deuxième des trois ateliers, les patrons demandent la poursuite des travaux sur l’évolution du Code du travail ; un texte portant diverses modifications de ce code, validé par le CESC en avril, sera d’ailleurs bientôt présenté à l’assemblée.  Teva Rohfritsch s’est dit prêt à rouvrir le sujet des auto-entrepreneurs, toujours sous le feu des critiques.  Car si le statut de patenté permet à de nombreux Polynésiens de créer leur activité, il favorise aussi la sous-traitance à bas prix plutôt que l’embauche, ce qui expliquerait en partie pourquoi une économie que tous les experts jugent aujourd’hui saine ne créé que 1 500 emplois salariés par an. L’enquête en cours sur l’emploi permettra d’avoir un tableau plus clair de la situation pour mieux adapter les réponses du public comme du privé. Teva Rohfritsch assure que le Pays restera vigilant.

Enfin sur le 3e sujet, l’inclusion bancaire, les intervenants comptent sur le développement du numérique pour rendre les services bancaires plus accessibles et plus simples. Un soutien accru au microcrédit type Adie a également été demandé.

 

 

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1 Commentaire

  1. maraamu
    6 juin 2019 à 17h16 — Répondre

    Enlever le coût du transport dans le calcul des taxes des marchandises importées.
    Réduire les taxes sur le carburant pour tous, réduire le prix de l’électricité, des télécommunications (vini, téléphone, adsl, fibre).
    Quand on voit les bénéfices des sociétés qui ont des monopoles (EDT, ONATI-OPT, les banques de la place,…) et ce à quoi elles les utilisent on peut de se demander si les prix des services ne pourraient pas être revus à la baisse.
    Il n’y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui fassent des sacrifices.

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