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Concurrence : « Le résultat pour les consommateurs va arriver progressivement »

L’Autorité polynésienne de la concurrence dresse un premier bilan de son activité. En un an de travail réel, l’Autorité a rendu quelques décisions importantes, concernant le rachat de TNT par Frederic Grey et la demande de rachat des Taporo par le groupe Martin, notamment. Elle a aussi rendu un avis sur les hydrocarbures, qui n’a pas eu de suite concrète.

Quel impact a l’Autorité polynésienne de la concurrence ? Son président, Jacques Mérot, affirme que les entreprises perçoivent la différence. « Leur situation est sécurisée, elles sont assurées qu’il n’y a pas de problème de situation dominante », explique-t-il. Pour les consommateurs, l’impact de l’Autorité n’est pas flagrant ; il faut être patient, plaide Jacques Mérot.

S’il ne s’agit pas d’un « grand bouleversement » de l’aveu même de Jacques Mérot, le travail de l’Autorité polynésienne de la concurrence sur le régime des PPN a eu un premier effet sur le portefeuille des consommateurs : le prix du riz a baissé dans plusieurs commerces. Le gouvernement est gagnant, lui aussi, puisqu’il « économise de l’ordre de 250 millions de Fcfp de subventions qu’il ne donne plus », souligne le président de l’Autorité. En revanche, l’avis rendu à la fin de l’année dernière sur la convention hydrocarbures n’a pas été entendu par le gouvernement. L’Autorité a proposé 14 recommandations qui permettraient d’améliorer et de rendre plus transparente cette convention, qui affecte les prix de vente en gros et au détail. L’une de ces recommandations consiste à modifier la formule pour définir le prix de l’approvisionnement en hydrocarbure.

L’Autorité s’apprête à rendre un avis sur le transport des personnes en taxi et véhicules de remise (véhicules de luxe loués avec un chauffeur). Elle s’intéresse aussi au secteur de la distribution du médicament, à la filière porcine et au transport aérien international. Quel que soit le domaine, le président de l’Autorité assure ne pas subir de pressions. « Je sais que beaucoup de gens disent que ce n’est pas possible en Polynésie de ne pas avoir de pressions, mais je peux vous dire que je n’ai aucune pression de personne », assure Jacques Mérot.

Sur la démission de Florent Venayre

Enfin, quant à la démission de Florent Venayre de son poste de membre de l’Autorité en mars dernier, à la veille de l’annonce de la décision sur le rachat des Taporo par le groupe Martin, le président de l’Autorité ne se prive pas de rappeler à l’ordre l’économiste : « Nous sommes tenus au secret professionnel, au secret des délibérations, donc je ne peux rien vous dire sur la question et j’aimerais qu’il en fasse autant, parce que lui viole en permanence le secret des délibérations, le secret professionnel et ça, ça relève du juge pénal. » Florent Venayre a été remplacé par Hinano Bagnis, mais l’Autorité est encore à la recherche d’un cinquième membre après le décès de Jean-Christophe Lau, le mois dernier.

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6 Commentaires

  1. fifi
    15 juin 2017 à 17h43 — Répondre

    la demission de veynare est un véritable perte de compétence et de crédibilité,…

  2. Tiare 1
    16 juin 2017 à 5h11 — Répondre

    Le prix du riz a baissé, mais on ne se nourrit pas que  » de riz, d’amour et d’eau fraîche « .
    Le coût de la vie reste toujours trop élevé .

  3. Iritahua
    16 juin 2017 à 7h16 — Répondre

    Le résultat arrivera d’ici une trentaine d’années, les grandes auront le temps de s’enrichir plus la population s’appauvrit. Vive la concurence.

  4. waves
    16 juin 2017 à 8h32 — Répondre

    plus de 160 Millions en budget de fonctionnement, rien que ça,

    c’est énorme comparativement aux autres structures publiques de la même taille,

    ou est l’avantage comparatif et concurrentiel par rapport aux autres structures publiques? ha ha!

    la seule mission dévolue d’intérêt général mise sans cesse, en avant, ne justifie pas une telle allocation,.

    Monsieur Mérot,au nom de la transparence, CHICHE!
    on veut en savoir plus, sur la réalité et la liste des dépenses de fonctionnement,
    et des rémunérations versées.

  5. 16 juin 2017 à 9h04 — Répondre

    Vous avez dit « concurrence « ?

  6. PEOPLE
    16 juin 2017 à 18h58 — Répondre

    L’autorité de la concurrence n’a rien fait dans le dossier du RIZ, en plus elle récupère intégralement les fruits du travail d’une récente société locale d’importation qui a pu démontrer la non justification d’importante subvention versée depuis des décennies par le Gouvernement avec l’ARGENT PUBLIC à 2 importateurs historiques. C’est honteux!

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