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Coups de couteau à Taunoa : l’auteur présumé « bien connu » de l’unité Tokani

La procureure Solène Belaouar est revenue sur l’enquête concernant l’agression au couteau survenue le 25 avril à Taunoa. Un homme de 48 ans, suspecté d’être l’auteur des coups, est actuellement hospitalisé en psychiatrie. Connu de la justice pour des faits de violences et souffrant de troubles psychologiques, « il n’avait pas fait parler de lui depuis plus de dix ans », précise la procureure.

« Les blessures à l’arme blanche, ça peut être assez impressionnant. » Ce jeudi, la procureure Solène Belaouar a apporté des précisions sur l’agression au couteau survenue dans un magasin de Taunoa le 25 avril qui avait fait trois blessés. À savoir, un jeune homme âgé de 28 ans, le vigile du magasin et l’auteur présumé des coups de couteau, un homme âgé de 48 ans, qui d’après le parquet souffre depuis longtemps de problèmes psychologiques. Il est actuellement hospitalisé au service psychiatrie du Taaone.

« Son identité a été établie et c’est quelqu’un qui est connu de la justice, notamment pour des faits de violence », explique Solène Belaouar, précisant que cet homme « n’avait pas fait parler de lui depuis plus de dix ans ». Au-delà des témoignages et des auditions qui sont en cours, « pour comprendre exactement le déroulé qui n’a pas l’air très simple », la question de sa responsabilité pénale va également être posée, « parce qu’il a l’air quand même bien connu » de Tokani, une unité du CHPF prioritairement dédiée aux patients en crise, note la procureur. 

« Pas d’intention homicide »

Des analyses concernant l’alcoolémie et les stupéfiants ont été réalisées sur le mis en cause, mais les résultats n’ont pas encore été révélés. Du côté du jeune homme blessé, « on n’a pas encore de précisions sur l’ampleur du préjudice », poursuit le parquet. À savoir si les blessures sont « uniquement esthétiques, ou s’il peut y avoir une perte fonctionnelle », en termes de sensibilité ou de mobilité du visage. L’enquête a été ouverte pour violences avec arme, une qualification qui pourrait évoluer. 

« S’il s’avère qu’il y a une infirmité ou une incapacité permanente, ça peut être requalifié. En revanche, on a d’emblée considéré qu’il n’y avait pas d’intention homicide, ce que j’avais indiqué au début », rappelle la procureur. Lorsque la photo du visage de la victime avait circulé sur les réseaux, les internautes s’interrogeaient justement à propos de la qualification des faits. « Je comprends qu’il y ait des gens qui ne comprennent pas bien ce choix, mais on n’a pas d’indice en ce sens », explique la procureur. 

Désormais, le parquet effectue des réquisitions auprès de l’hôpital pour que l’auteur présumé des faits puisse être interrogé à sa sortie de soin.

 

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