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Éducation : traitement spécial pour 4 enseignants stagiaires

Suite à la mobilisation du Snetaa-FO, les quatre lauréats des concours de recrutement de l’enseignement, qui avaient été affectés en métropole pour leur stage de titularisation, ont été reçus par Christelle Lehartel qui leur a proposé des lieux de stage en Polynésie spécialement créés pour eux.

La ministre de l’Éducation Christelle Lehartel et le directeur  général de la DGEE Thierry Delmas, ont reçu vendredi les 4 stagiaires dont Snetaa-FO avait pris la défense, pour qu’ils ne soient pas forcés d’effectuer leur stage en métropole.  Le syndicat affirmait notamment que de nombreux postes dans les disciplines concernées sont actuellement occupés par des enseignants dont le centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) n’est pas en Polynésie, et que « ces dernières années, des solutions ont toujours été apportées pour maintenir les lauréats en Polynésie. Notamment par la création provisoire de postes pour l’année de stage. » Une demande que le syndicat appuyait aussi en raison des difficultés accrues que présente un déménagement dans des régions touchées par l’épidémie de covid-19 et dont les frais, dit-il, ne sont pris en charge ni par l’État ni par le Pays.

Des postes dans des établissements « qui n’en ont pas besoin, au détriment du remplacement des enseignants »

Et c’est bien ce qui a été fait ce vendredi : 4 lieux de stage ont été créés par la DGEE et proposés à ces 4 professeurs stagiaires lors de leur entretien avec la ministre, en entamant le budget destiné au remplacement des enseignants absents pendant l’année scolaire. La ministre précise que « cette opération engendre une réorganisation des emplois du temps à quelques heures de la rentrée » dans des lieux de stage qui n’en ont « initialement pas besoin »…

Et dans un communiqué acide, le gouvernement souligne que cette année, 45 Polynésiens ont été recrutés sur les seules notes d’écrit en raison de la crise sanitaire – laissant entendre que les résultats auraient été différents si les épreuves orales avaient eu lieu – et que 41 d’entre eux ont pu être affectés ici.

Le Pays précise également que, « à la différence de ce qu’affirme le communiqué du Snetaa-FO, tous les Polynésiens qui ont demandé un centre d’intérêt matériel et moral (CIMM), l’ont obtenu si tant est qu’ils veuillent bien fournir un dossier complet et dans les délais prévus par l’administration. »

Des disciplines « saturées »

Mais surtout, explique le gouvernement, « depuis plusieurs années, le ministère en charge de l’éducation et la DGEE alertent les étudiants de l’UPF et de l’ESPE sur la saturation de certaines disciplines d’enseignement. Ces disciplines comme celles auxquelles appartiennent ces 4 professeurs stagiaires (électrotechnique et biotechnologie en lycée professionnel) sont saturées depuis plusieurs années et ne peuvent plus accueillir ni stagiaire, ni titulaire, ni MAD (personnel mis à disposition). La baisse continuelle démographique des jeunes Polynésiens scolarisés depuis plusieurs années va accentuer cette situation dans les années à venir. »

 

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1 Commentaire

  1. simone grand
    10 août 2020 à 8h08 — Répondre

    Quelque part c’est dommage que nos stagiaires n’aillent pas en métropole. Car j’ai remarqué que ceux qui ne connaissent que les gosses d’ici parlent des difficultés « des Polynésiens » et sont infichus de savoir qu’il s’agit en réalité de difficultés « des adolescents de notre temps. » cela aggrave le sentiment de spécificité raciale et c’est très néfaste.

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