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La condamnation de l’ancien directeur du Spip qui tombe mal

A la veille de la visite officielle du ministre de la Justice en Polynésie, la Cour de cassation a publié jeudi la condamnation définitive de l’ancien directeur du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip), Aldo Tirao, toujours en poste à la future prison de Papeari.

Le site de la Cour de cassation a publié jeudi sa décision du 8 mars dernier prononçant la condamnation définitive de l’ancien directeur du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip), Aldo Tirao. L’ancien directeur du Spip avait été condamné en appel le 5 novembre 2015 à 4 mois de sursis pour « complicité de tentative d’escroquerie » pour avoir fourni une fausse attestation pour couvrir les absences d’un de ses amis, un professeur qui enseignait à Nuutania, et ainsi lui permettre d’encaisser des salaires pour un travail qu’il n’avait pas fourni. Aldo Tirao risquait alors une radiation, puisque la fonction publique interdit à ses agents d’avoir un casier judiciaire.

Suspendu de ses fonctions pendant toute la durée de l’enquête, le fonctionnaire avait fini par être réintégré provisoirement dans l’administration pénitentiaire en juin 2015 au sein d’un groupe de travail s’occupant de l’organisation de la future prison de Papeari. Une réintégration dans l’attente d’une décision définitive de la justice. Or cette décision définitive est tombée jeudi, à la veille d’une visite officielle du Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas en Polynésie, principalement axée sur les établissements pénitentiaires du fenua. Un bien mauvais timing pour l’administration pénitentiaire.

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5 Commentaires

  1. 17 mars 2017 à 5h14 — Répondre

    Pas pour la probité !

  2. Iritahua
    17 mars 2017 à 7h04 — Répondre

    Tous détournements doivent être condamnés.

  3. 17 mars 2017 à 7h27 — Répondre

    Comment ça mauvais timing ? Pour qui a croisé Tirao au CESC et ailleurs,vous dira que le timing est très très en retard

  4. Tiare
    17 mars 2017 à 9h09 — Répondre

    Il serait normal que M. Tirao soit radié de la fonction publique, mais en Polynésie, le politique a le bras long et l’œil partout, on attend de voir.

  5. PAVLOVA
    17 mars 2017 à 20h16 — Répondre

    Triste d’en arriver a ce stade pour un cadre polynesien, Aldo c’est ta faute tu passais trop,ton temps avec des salauds qui t’ont foutu dans la merde et tu paies la note mais aussi tes propres turpitudes

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