Tribune La confiance réclame des solutions concrètes Cédric VALAX 2013-03-18 18 Mar 2013 Cédric VALAX A un mois du premier tour des élections territoriales, les débats médiatiques ont commencé. Les représentants des différentes listes confrontent leurs idées et leurs solutions, sans pour autant dévoiler complètement leurs programmes. Néanmoins, comme à chaque campagne électorale, la « confiance » est un mot qui revient à la mode. Alors que la crise est sans précédent, le besoin de confiance n’a jamais été aussi fort. Mais qu’est-ce que véritablement la confiance ? La confiance est un sentiment de sécurité. Elle est le fondement de tout accord entre plusieurs parties, comme par exemple, dans un couple, entre les conjoints, dans une famille, entre les parents et les enfants, ou dans une entreprise, entre le patron et les employés. Dans une société organisée par la vie politique, la confiance est également le fondement du contrat passé entre la population et ses représentants, choisis au moment des élections. Le 21 avril et le 05 mai 2013, un nouveau contrat sera passé entre les Polynésiens et les 57 représentants élus à l’Assemblée de la Polynésie française. La confiance est un mot utilisé par tous les mouvements politiques. Tout le monde se réclame de la confiance. Sauf qu’il ne suffit pas de l’affirmer pour que celle-ci soit une réalité. Elle n’est jamais complètement acquise parce qu’elle implique des solutions communément acceptées par la population et par ses élus. Qu’attendent donc les électeurs polynésiens de leurs élus ? Ils attendent tout d’abord de la visibilité et de la crédibilité. La visibilité sera donnée par notre programme Tahiti Nui 2025 qui définit le cap que nous suivrons pour les 13 prochaines années, si nous gagnons votre confiance. Parallèlement, nous redonnerons à notre Pays sa crédibilité, perdue, en premier lieu, auprès de l’Etat et des établissements bancaires. A ce sujet, comment imaginer que nous puissions emprunter 500 milliards de Fcfp à qui que ce soit, comme l’affirment nos adversaires pour tenter de nous déstabiliser, alors même que nous avons atteint notre capacité de remboursement ? Nous devons redresser nos finances publiques. C’est incontournable et c’est ce que nous ferons dès la première année. Nous savons que ce ne sera pas facile, mais ce sera utile, notamment pour regagner notre crédibilité auprès de l’Etat et des établissements bancaires, et ainsi redonner de la visibilité pour tout le monde. Sans cela, ni le privé et ni le public ne seront en capacité de créer de l’emploi et de la richesse. Certains avancent comme solution, la diminution de l’intervention publique. Pourtant, cela ne relancera certainement pas l’activité économique. Seuls les grands travaux structurants et productifs pourront relancer l’économie et créer de nouveaux emplois, parmi lesquels la reconstruction de l’aéroport de Tahiti – Faaa et la transformation du port de Faratea – Taravao en infrastructure internationale. Au fil des jours, nous vous parlerons plus en détail de notre programme Tahiti Nui 2025 qui contient les solutions que nous planifions depuis plus d’un an maintenant et qui sont, nous l’espérons, à la hauteur de vos attentes, et pour que nous puissions, ainsi, être dignes de votre confiance. Avec la foi de reconstruire ensemble, Le Tahoeraa Huiraatira