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La passe de Papeete bientôt creusée

Top départ la semaine prochaine du projet de creusement et d’élargissement de la passe de Papeete, avec le lancement de l’appel à candidature pour ce marché public de 2,5 milliards de francs, ont confirmé ce jeudi Jordy Chan et Jean-Paul Le Caill. Il s’agit pour le Port autonome d’être prêt à accueillir en 2027 la nouvelle génération de porte-conteneurs. Il faudra ensuite creuser aussi le chemin d’accès et la zone du quai au long cours, et consolider les berges de To’ata qui seront davantage exposées à la houle.

Le Port autonome lancera la semaine prochaine le marché public du creusement et de l’élargissement de la passe de Papeete. Un marché qui devrait aller à « une entreprise a priori internationale qui dispose du type d’engins nécessaires », dit Jordy Chan, ministre des Grands travaux en charge des transports maritimes. Il s’agit de rendre cette passe praticable pour la nouvelle génération de porte-conteneurs qui, à partir de 2027, va desservir la Polynésie depuis l’Europe ou les États-Unis. Ces navires que va notamment adopter CMA CGM ont un tirant d’eau de 13,5 mètres, et la profondeur de la passe doit passer de 12 à 14,80 mètres, explique le ministre. Elle passera aussi de 110 à 130 mètres de large. Dans le même temps, il faudra aussi approfondir le passage qui mène au quai au long cours et l’emplacement au droit de ce quai. Enfin, il faudra aussi conforter les berges côté To’ata, qui seront plus exposées à la houle du fait de l’agrandissement de la passe.

C’est « le projet le plus logique », et aussi le moins onéreux – 2,5 milliards de francs pour la seule passe – dit le ministre en référence aux différentes réflexions qui avaient été initiées, comme l’extension du port vers Taunoa, qui coûterait « une trentaine de milliards ». Ou comme l’idée d’un cargo public-privé, proposée à Moetai Brotherson par Alwena Shipping, pour aller chercher à Auckland les marchandises destinées à la Polynésie si les grandes compagnies maritimes délaissaient Papeete. Mais « c’était plus une idée qu’autre chose », dit Jordy Chan, et aucune étude de faisabilité n’a été faite depuis.

Pour le creusement et l’élargissement de la passe, en revanche, les études sont faites. Pas question de dynamiter comme par le passé, pour perturber le moins possible baleines et dauphins. Le travail de déroctage sera réalisé par des engins sur barge qu’il faudra faire venir d’Europe ou d’Asie. Il faudra ensuite extraire quelque 24 000 mètres cubes de roche et sédiments sous-marins, l’équivalent de près de 10 piscines olympiques, qui seront rejetés au large, à 700 mètres du site et plus de 300 mètres de profondeur pour éviter tout risque au corail noir, une espèce protégée. C’est, selon l’étude d’impact environnementale, la seule espèce remarquable à proximité de la zone de travaux, qui est « très dégradée » par la sédimentation de la rade, précise Jordy Chan. Il assure que l’ensemble des travaux sera terminé dans les temps pour accueillir les nouveaux porte-conteneurs.

 

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1 Commentaire

  1. Chtivaa
    14 mars 2025 à 16h02 — Répondre

    On fait tout une histoire pour fixer une tour de contrôle pour les JO au motif que le corail va être endommagé et ici on va creuser la passe sur 2,8m de profondeur et l’élargir de 20 mètres et tout le monde trouve ça normal !
    J’en conclus qu’il y a eu une sacrée manipulation lors des JO.

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