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La réforme de la plongée votée par l’assemblée

Le projet de loi de pays relatif à l’exercice de la plongée subaquatique de loisir a finalement été voté jeudi matin par l’assemblée. Le texte, qui pendant plusieurs mois avait opposés pro et anti PADI, prévoit la création de différents brevets professionnels polynésiens qui serviront de garde-fous à l’arrivée des instructeurs PADI étrangers, soumis à des équivalences avant de pouvoir exercer.

Depuis le début de l’année, les services de la jeunesse et des sports et ceux du tourisme travaillent sur le toilettage de la loi du Pays réglementant l’exercice de la plongée en Polynésie. Une loi qui date de 1992 et qui ne cadre plus avec les objectifs économiques et touristiques du Pays. Les discussions sur cette réforme ont été houleuses entre deux écoles professionnels : les brevets internationaux pro PADI et les brevets d’Etat dits « fédéraux ». L’objectif du Pays était d’ouvrir le marché aux plongeurs polynésiens dans l’incapacité de financer un brevet d’Etat et pour qui l’option des brevets internationaux disponibles en Polynésie était avantageuse.

Le nouveau texte est finalement arrivé jeudi matin devant les représentants de l’assemblée. Le gouvernement a donc décidé d’ouvrir le marché aux instructeurs internationaux type PADI, mais pas sans quelques garde-fous. Le Pays va en effet créer, par arrêté, plusieurs types de brevets professionnels polynésiens sur lesquels les plongeurs internationaux devront se cadrer, comme l’explique la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau.

Le texte a été voté, mais sans les neufs représentants UPLD qui se sont abstenus. La représentante Chantal Galenon a fait part de son inquiétude quant à la préservation des emplois locaux. Une position que ne comprend pas Nicole Bouteau, en raison du très faible nombre de plongeurs polynésiens qui travaillent sur le fenua.

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2 Commentaires

  1. isabelle
    10 novembre 2017 à 19h53 — Répondre

    Dommage qu’on réduise le débat en parlant de pro ou anti PADI. Cet article comporte beaucoup d’erreurs, à relier aux personnes ayant transmis l’info à la journaliste qui n’est pas une plongeuse apparemment). Il n’y a pas que 3 polynésiens qui exercent en Polynésie, c’est archi faux, il y en a au bas mot une bonne vingtaine mais surement plus. Depuis 2008, il existe un brevet polynésien accessible à tous. Le nouveau brevet polynésien n’apporte aucun changement : toujours les mêmes prérogatives : encadrement, baptême, pas d’enseignement, pas d’autonomie! Pas d’équivalence nationale ou internationale. Il a été créé un BPJEPS natation, pourquoi ne met on pas en place un BE ou un BPJPEPS plongée. Il y a de très bons formateurs sur le Fenua, des moyens : le centre de formation des plongeurs pro (travaux sous marin) tourne à bas régime….
    Les moniteurs des enseignes « commerciale » type PADI vont pouvoir obtenir 5 UC sur 6! Comme les moniteurs fédéraux (qui sont formés dans les clubs associatifs pour exercer de manière bénévole, à ne pas confondre avec les Brevets d’Etat – cf article)
    De plus, nous n’avons aucun élément sur la durée et le contenu de la formation. Mais vu le niveau d’entrée qui a bien baissé (minimum Advanced Open Water avec 30 plongées dont 10 en autonomie et 5 à plus de 30 m!!!) on peut sérieusement se demander si la formation va donner toutes les clés à nos futurs encadrants pour pratiquer ce métier à lourde responsabilité en toute sécurité… J’ai comme l’impression que ce nouveau brevet polynésien a été créé pour intégrer les moniteurs d’écoles dites internationales qui n’ont d’international que leur main mise sur le marché mondial de la plongée. Quand va t on créer une vraie école de plongée en Polynésie, à la hauteur des exigences de ce métier ?

  2. 11 novembre 2017 à 10h56 — Répondre

    Le texte de création du guide de plongée polynésien prévoit de confier des clients à des plongeurs détenteurs de la qualification IS0 24801-2, cette « norme » demande au minimum une expérience de 80 minutes d’immersion et 4 plongées de validation de 15 minutes… comment peut-on espérer former un plongeur capable d’assister un autre plongeur en difficulté avec en tout 2h20 d’immersion ??!
    Faire des brevets locaux pour permettre aux polynésiens d’avoir un accès facilité à la profession c’était indispensable, ouvrir à des normes internationales plus que minimalistes, sans véritables garde-fou puisque les épreuves d’assistance sont facultatives, c’est non seulement mettre en danger la vie des clients mais aussi ouvrir la porte à des « moniteurs » formés à la va-vite qui vont très vite débarquer sur le territoire et prendre les emplois à la place des polynésiens…
    C’est tout le contraire des objectifs fixés : la sécurité va sérieusement diminuer et l’emploi local est particulièrement menacé… On peut se demander à qui profite de telles mesures ??

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