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L’affaire Alcatel-Honotua de retour à la barre

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Plus d’un an après les relaxes prononcées en première instance et l’appel du parquet de Papeete, six des huit protagonistes de l’affaire Alcatel-Honotua se sont présentés mercredi matin à la barre de la cour d’appel. Parmi eux, Georges Puchon, Jean-Alain Frébault, Jean-Paul Barral ou encore plusieurs ex-cadres d’Alcatel, sommés de s’expliquer sur la procédure du marché du câble sous-marin à 8,9 milliards de Fcfp passé en 2008.

Le procès en appel de la retentissante affaire de « favoritisme » Alcatel-Honotua s’est ouvert mercredi. Une affaire qui porte sur les conditions de la passation du marché public pour la construction du câble sous-marin reliant Tahiti à Hawaii. Le marché avait été passé en 2008 entre l’OPT et la société Alcatel Submarine Networks pour un montant de 8,9 milliards de Fcfp. Problème, quelques mois après la signature du marché, l’ancien conseiller spécial de l’OPT, Jean-Paul Pistolet, avait révélé à la justice plusieurs informations troublantes sur la procédure d’appel d’offre. Les consultants recrutés par l’OPT pour rédiger le cahier des charges de l’appel d’offres étaient notamment deux anciens cadres d’Alcatel. Une situation qui avait conduit le concurrent d’Alcatel à se retirer de la course.

Six prévenus à la barre

A l’audience mercredi matin, seul six des neufs prévenus initialement renvoyés en correctionnelle étaient présents. L’un des fameux consultants de l’OPT, Henri Savary, est décédé l’été dernier. L’ancien ministre, Emile Vernaudon, était absent et son avocat a annoncé qu’il venait de le dé-constituer. Enfin, l’ancien PCA de l’OPT, Alphonse Teriierooiterai, était également absent en raison d’une maladie. A la barre se trouvaient donc deux anciens PCA de l’OPT, Jean-Alain Frébault et Jean-Paul Barral, l’ancien conseiller spécial de l’OPT et actuel directeur du Port autonome, Georges Puchon, et enfin l’un des anciens consultants de l’OPT, Jean-Claude Billy, et deux ex-cadres d’Alcatel Submarine Networks, Jean Godeluck et Georges Krebs.

Appel du parquet

Tous les mis en cause avaient été relaxés en première instance. Le tribunal avait estimé que les éléments constitutifs du favoritisme étaient réunis, mais que les faits devaient être « interprétés au regard de la situation particulière du dossier ». Le parquet avait fait appel de la décision.

Pour l’avocat de Jean-Alain Frébault, la bâtonnier Me Thierry Jacquet, ce dossier fait naître « des fantasmes au regard des sommes en jeu ».

De son côté, le conseil de Georges Puchon, Me Thibault Millet, estime lui-aussi que la relaxe était suffisamment motivée, pour ne pas revenir en appel.

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2 Commentaires

  1. PAVLOVA
    19 octobre 2017 à 7h37 — Répondre

    Dites donc Monsieur le President FRITCH, votre copain Georges PUCHON dans cette affaire Honotua il est bien prevenu, donc c’est pire que mis en examen me dit-on, et vous le laissez encore a son poste de directeur du port autonome, mais c’est honteux. Pour moins que cela d’autres ont ete debarques de leur poste. Vraiment rien ne change dans ce Pays !!!

  2. Tiare 1
    20 octobre 2017 à 11h36 — Répondre

    Ce poste de directeur du port autonome a été servi à M. Puchon sur un plateau d’argent par le président Fritch en personne.Dur dur de changer les vieilles habitudes .La malhonnêteté, un trait commun à tous nos politiques.Faut creuser profond pour trouver les exceptions.

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