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L’affaire Boiron renvoyée en correctionnelle

Le juge d’instruction Laurent Mayer a ordonné le renvoi en correctionnelle de la retentissante affaire de « proxénétisme » et de « trafic de stupéfiants » impliquant de jeunes filles mineures et gravitant autour de la « mère maquerelle » Sabine Boiron. Dix personnes doivent comparaître à la barre du tribunal courant 2018 dans cette affaire.

La Dépêche a révélé jeudi matin les détails contenus dans l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction, Laurent Mayer, dans l’affaire de proxénétisme et de trafic d’Ice impliquant des mineures qui avait éclaté en 2012. Une affaire qui s’articule autour de deux volets : l’un concernant l’implication de mineures dans des parties fines à Papeete courant 2012 et l’autre relatif à un trafic d’Ice autour de ce milieu. Le lien entre les deux affaires étant une institutrice consommatrice d’Ice et désignée comme la « mère maquerelle » dans ce dossier : Sabine Boiron.

Cinq personnes sont renvoyées en correctionnelle pour la partie relevant de la prostitution de mineures. Sabine Boiron pour avoir organisé la prostitution de ces jeunes filles en contrepartie d’argent ou d’Ice. L’ancien gérant du Ute Ute, Marc Ramel, un autre instituteur, Stimson Aiho Le Loch, et un individu connu pour des affaires de stupéfiants, Gerardo Lozano, sont renvoyés pour des « atteintes sexuelles » sur des mineures de moins de 15 ans et des faits de corruption de mineures. Enfin, l’homme d’affaires Thierry Barbion est renvoyé devant le tribunal pour recours à la prostitution d’une mineure âgée de 17 ans et pour corruption de mineures.

L’autre volet de l’affaire concerne le trafic d’Ice, notamment auprès des jeunes filles mineures. Il implique de nouveau Sabine Boiron, Stimson Aiho Le Loch et Gerardo Lozano, mais aussi cinq autres mis en cause, parmi lesquels Patrick Céran-Jérusalémy et Laurent Rey, déjà condamnés pour des infractions à la législation sur les stupéfiants.

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