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Le surf à Tahiti n’alourdit pas le bilan carbone des JO

D’après Tony Estanguet, directeur du COJO, organiser les épreuves de surf à Tahiti n’alourdirait pas le bilan carbone des JO. Malgré les 15 000 kilomètres qui séparent le fenua de la métropole, Tahiti se situerait même dans la fourchette basse des émissions de gaz à effets de serre. Les critiques sur une telle délocalisation apparaissent ainsi quelque peu infondées.

Les quatre autres sites en compétition avec Tahiti se sont sentis quelque peu lésés à l’annonce du choix du COJO. La députée du Finistère Liliana Tanguy aurait aimé que « le développement durable soit davantage pris en compte », défendant la candidature de La Torche. Le surfeur Jérémy Boisson impliqué dans le dossier de Lacanau déclare que « le surf n’est pas qu’une carte postale. Il défend de belles valeurs et notamment environnementales et de développement durable ».

Face à ce scepticisme ambiant, Tony Estanguet affirme d’après une étude de la société spécialisée EcoAct que Tahiti se situe dans la fourchette basse d’émissions de gaz à effet de serre, entre 4 500 et 6 700 tonnes. S’il ne nie pas l’empreinte carbone causée par les déplacements et le retour à Paris (les surfeurs auront l’option de se rendre à Paris pour la deuxième semaine des Jeux et les festivités de clôture), le nombre de spectateurs réduit par rapport aux autres sites métropolitains font la balance. Sur le plan logistique, Tony Estanguet confirme que les installations déjà en place – celle du WCT – vont permettre de moins consommer et qu’en additionnant le tout « on retrouve des chiffres assez comparables ».

Enfin la vague de Teahupoo située au large limite les impacts sur la zone littorale. Le village des athlètes prévu par Tahiti est démontable et sera également réutilisé en logements sociaux à la fin des Jeux.

Avec l’Équipe

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