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L’équivalent Fonds vert pour le climat change encore

La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a annoncé mardi l’élargissement de « l’équivalent Fonds vert » pour le climat à l’ensemble de l’outre-mer français, un mois après avoir tenté d’en supprimer le financement. Ce qu’il faut retenir pour la Polynésie française, c’est que l’extension du programme apporte la garantie de son maintien en 2018. Mais la question du financement reste floue.

Présente au sommet sur les financements climat « One Planet Summit », à Paris, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a annoncé l’extension du dispositif « équivalent Fonds vert » à tous les territoires ultramarins français. Il ne sera donc plus réservé aux collectivités du Pacifique. En 2016, si le gouvernement a promis de mettre en place une dotation spéciale pour aider la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna à financer des projets de lutte contre le changement climatique, c’est parce que ces collectivités n’ont pas accès au Fonds vert de l’Onu, dédié aux pays indépendants en voie de développement. Les territoires du Pacifique ne peuvent pas non plus avoir accès aux mécanismes existants dans les départements et régions d’Outre-mer, comme, par exemple, l’assurance Cat Nat (catastrophe naturelle).

Mais ces dispositifs dont bénéficient les Antilles et La Réunion, notamment, semblent ne pas être suffisants, si l’on en croit le communiqué de la ministre des Outre-mer, mardi, qui précise que c’est « trois mois après le passage d’Irma et de Maria aux Antilles » que la décision d’étendre le dispositif à tous les Outre-mer a été prise. Annick Girardin évoque aussi les « engagements pris lors de l’examen du budget devant l’Assemblée nationale ». Annick Girardin expliquait alors que si elle voulait supprimer l’équivalent Fonds vert, ce n’était pas parce qu’elle était contre le principe, mais parce qu’elle voulait l’élargir à d’autres collectivités. Elle voulait aussi que son ministère ne soit pas le seul à en supporter le coût et souhaitait que le ministère de la Transition énergétique mette la main à la poche. Annick Girardin faisait en outre remarquer que des projets pourraient être pris en charge par la Caisse des dépôts et consignation. Cette question du financement de la mesure n’est pas abordée dans le communiqué envoyé par la ministre.

Ce que ça change pour la Polynésie ?

Pour la Polynésie française, cela ne devrait donc pas changer grand-chose. Si ce n’est que l’enveloppe globale et sa répartition ne sont pas encore connues. La nouvelle version de ce dispositif doit « permettre de doubler les initiatives financées en matière d’adaptation au changement climatique », est-il précisé dans le communiqué. Le mécanisme reste identique : l’équivalent Fonds vert se traduit concrètement par des prêts à taux zéro accordés par l’Agence française de développement (AFD).

La Polynésie française a bénéficié, cette année, d’un premier « prêt vert » d’un montant de 835 millions de Fcfp. Il a été signé le 10 novembre dernier et concerne 17 projets d’investissement, dont des travaux d’enrochement sur les rivières de Tahiti et Moorea, après les intempéries de janvier dernier. Plusieurs subventions doivent permettre la pose de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments publics. Une enveloppe est également prévue pour aider les particuliers à installer des unités de production d’énergie photovoltaïque. Et puis, il y a aussi une subvention délivrée pour la mise en place d’un système de stockage d’énergie.

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