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L’État veut reporter le référendum d’indépendance de la Nouvelle-Calédonie au 4 octobre

Le Premier ministre Édouard Philippe a proposé, dans une lettre adressée aux institutions calédoniennes, de reporter d’un mois le deuxième référendum sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie. Initialement prévu le 6 septembre, il devrait finalement être organisé le 4 octobre. 

Dans cette lettre publiée par les Nouvelles Calédoniennes, Édouard Philippe rappelle que « la crise actuelle du Covid-19 affecte le calendrier de certaines échéances politiques ». La date du 6 septembre, fixée fin 2019 après des négociations entre indépendantistes et loyalistes à Paris, a ainsi dû être « réexaminée » pour « assurer le caractère irréprochable de l’organisation du référendum afin que son résultat soit incontestable et incontesté ». Principale difficulté pointée par l’État :« la capacité de réunir les candidatures pour les 250 délégués de la commission de contrôle », chargés de contrôler la bonne marche du scrutin jusque dans les bureaux de vote.

Alors que la métropole se déconfine progressivement et que la Nouvelle-Calédonie a d’ores et déjà annoncé que son trafic aérien international ne reprendrait pas avant la fin juillet, la venue de ces délégués, mais aussi des observateurs internationaux ou des journalistes qui couvriront l’événement pourrait encore être difficile début septembre.  C’est donc par « prudence » que le Premier ministre met sur la table cette nouvelle date du 4 octobre sous la forme d’un projet de décret. Le gouvernement et le Congrès calédoniens ont 15 jours pour donner un avis, purement consultatif. Le texte devrait ensuite être présenté en Conseil des ministres avant la fin du mois de juin. L’Avenir en confiance, mouvement politique majoritaire et principale force pro-France du pays, a d’ores et déjà signifié son accord avec cette proposition.

Paris assure que le « calendrier global » de sortie de l’accord de Nouméa ne devrait pas être modifié. Les Calédoniens ont déjà été consultés sur l’accession à la pleine souveraineté en novembre 2018. Le « non » à l’indépendance l’avait alors emporté avec 56,7 % des suffrages. Une avance nette pour les loyalistes mais loin d’être aussi confortable que ce que projetaient les élus et commentateurs. Si le « non » l’emporte de nouveau en octobre, un troisième référendum pourrait être organisé en « 2021, ou en 2022″.  

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