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La reconduction du Fonds de transition énergétique en bonne voie


Dans une lettre adressée au député Moerani Frebault après leur rencontre la semaine passée, la ministre des Outre-mer se déclare favorable à le reconduction du FTE, qui doit s’éteindre en fin d’année. Par ce dispositif, l’État a participé à hauteur de 7 milliards de francs à des projets de transition énergétique locaux depuis 2023, en comptant les projets qui doivent être sélectionnés pour l’année 2026. « Au regard des besoins encore à couvrir à horizon 2035 » au fenua, Naïma Moutchou entend demander un renouvellement du fonds dans la prochaine loi de finances nationale. Le Pays a en outre déjà proposé de cofinancer le FTE pour le renforcer.

« Un outil essentiel pour accompagner nos îles, accélérer la décarbonation et renforcer notre souveraineté énergétique ». C’est ainsi que Moerani Frebault parle du Fonds de transition énergétique, annoncé en 2021 lors de la visite du président de la République en Polynésie, opérationnel depuis 2023 et qui s’éteindra fin 2026. Ce FTE, aussi appelé « Fonds Macron », a déjà permis de mobiliser 4,8 milliards de francs de deniers publics nationaux pour cofinancer des projets hydroélectriques, photovoltaïques, de stockage d’énergie ou de modernisation des réseaux électrique, sur un investissement total de près de 15 milliards de francs d’investissement. 2,3 milliards doivent encore être injectés au travers de l’appel à projets lancés par l’État au titre de l’année 2026.

Ces derniers mois, plusieurs voix se sont élevées pour obtenir la reconduction de ce FTE, du côté des professionnels de l’énergie, des tavana, du Haut-commissariat, qui travaille déjà depuis plusieurs mois à ce renouvellement, du Pays, qui a même proposé, au travers de son ministre des Finances Warren Dexter, de participer au fonds pour le renforcer… Et du côté des parlementaires. Moerani Frebault, qui avait déjà demandé des avancées, notamment l’accès à la péréquation nationale sur le prix de l’électricité, auprès du précédent ministre des Outre-mer Manuel Valls, a interpellé à plusieurs reprises sa successeur Naïma Moutchou sur le sujet. Et à discuter de cette reconduction du FTE lors d’un rendez-vous rue Oudinot la semaine dernière. Ce lundi, le député a annoncé avoir reçu une confirmation écrite des engagements pris pendant l’entretien. La ministre y rappelle que le FTE, qui a « démontré son efficacité pour soutenir le territoire dans la transition énergétique, enjeu devenu plus essentiel encore dans le contexte actuel », a « majoritairement bénéficié aux îles les plus éloignées de Tahiti », mais relève des « besoins encore importants à couvrir à horizon 2035 » en Polynésie. Elle se déclare donc « favorable » à une reconduction, sans même poser comme condition un cofinancement du Pays. « j’appuierai ainsi cette demande auprès de la ministre chargée de l’Énergie afin qu’elle soit pleinement prise en compte dans le cadre des travaux préparatoires du prochain projet de loi de finances.

Encore des rendez-vous à venir

Une réponse bien sûr saluée par Moerani Frebault, qui rappelle que ce fonds, outre la question écologique, est un outil important pour l’avenir économique et pour la protection de la Polynésie face aux crises mondiales de l’énergie. Le combat n’est pas fini, précise-t-il dans une vidéo : le député, qui avait aussi évoqué le sujet lors d’une rencontre avec le cabinet du président de la République à l’Élysée, va aller à la rencontre de la ministre nationale de l’Énergie, puis interpeller directement le gouvernement en séance de l’assemblée :

Moerani Frebault a aussi évoqué les questions d’énergie avec le ministère de l’Europe qui dit pouvoir l’aider – et ce sera l’objet d’un déplacement au parlement européen dans les semaines à venir – à obtenir des fonds complémentaires de l’UE.

L’élu autonomiste a aussi été reçu, ces derniers jours, au ministère des Armées pour parler des élèves militaires polynésiens sans logement pendant les périodes de fermeture de leur école, et des billets offerts tous les cinq ans aux militaires polynésiens pour revenir à la maison, alors que d’autres agents y ont le droit tous les deux ans. Sur l’un et l’autre des sujets, le député assure avoir trouvé une oreille attentive auprès du ministère de Catherine Vautrin, où des améliorations sont déjà « à l’étude ». Le parlementaire, interpellé par des producteurs audiovisuels de Tahiti, a en outre échangé avec le ministère de la Culture sur les questions de double imposition, de droits d’auteur et d’accès aux aides nationales. Aussi reçu au ministère de l’Intérieur, il a parlé, entre autres, de l’ouverture de postes de permanents supplémentaires au sein de la DTPN de Papeete pour permettre, entre autres, de favoriser le retour au pays de la trentaine de policiers polynésiens affectés en métropole.

 

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