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Que reste-t-il de l’UPLD ?

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En 2004, le leader indépendantiste Oscar Temaru obtenait la signature d’un partenariat politique et syndical destiné à « faire barrage à Gaston Flosse ». Douze ans plus tard, le Tavini et les différentes composantes de l’UPLD sont partagées entre deux principales voies : organiser ce qui n’est aujourd’hui qu’un groupe à l’assemblée ou resserrer les rangs autour du Tavini Huiraatira. Une deuxième option vers laquelle penche aujourd’hui Oscar Temaru, à la veille de son congrès et de deux années électorales pleines.

Douze ans après la création de l’UPLD, initiée par le président du Tavini, Oscar Temaru, le groupe politique n’a gardé « d’union » que le nom et semble aujourd’hui presque intégralement confondu avec le parti bleu ciel. En 2004, Jacqui Drollet pour le Ia Mana te Nunaa, Maxime Hauata pour Heiura-Les Verts, Georges Handerson pour le Here Ai’a, Francis Stein pour le Fetia Api, Nicole Bouteau pour le No Oe e te Nunaa, Emile Vernaudon pour le Ai’a Api, Stanley Cross pour Te Hono e Tau te Hono a Ui de Valentina Cross, Ronald Terorotua pour le syndicat O Oe to Oe rima et enfin Oscar Temaru pour le Tavini huiraatira avaient signé un partenariat créant l’Union pour la démocratie (UPLD). A l’époque, il était question de faire barrage au retour de Gaston Flosse au pouvoir. Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose de cette association politique puisque seuls sont désormais représentés au sein de l’assemblée, le Ia Mana te Nunaa avec Jacqui  Drollet et les élus du Tavini huiraatira. Le Here Ai’a soutient aujourd’hui officiellement Tauhiti Nena et son Tau Hoturau, le Fetia Api et No Oe e te Nunaa se retrouvent au Tapura et le Ai’a Api s’est mis en retrait de la scène politique en même temps que son leader historique.

Les pro-UPLD : Heiura-Les Verts et Ia Mana te Nunaa

Joël Teipoarii et Jacky Bryant, respectivement secrétaire général du Ia Mana et de Heiura-Les-Verts, estiment aujourd’hui qu’il est nécessaire de mettre en place une structure officielle de l’UPLD avec un comité directeur où les décisions seraient prises collégialement. Joël Teipoarii affirme être « encore rattaché à l’UPLD avec la présence de Jacqui Drollet au sein du groupe à l’assemblée ». Et ce dernier lâche aussi que l’UPLD n’existe « qu’au niveau de l’assemblée ».

De son côté, Jacky Bryant affirme que des réunions informelles ont eu lieu avec des représentants de l’UPLD pour la mise en place « d’une plate-forme où toutes les composantes de l’UPLD devaient trouver leur place (…). Une démarche initiée d’ailleurs par Richard Tuheiava ». Mais Jacky Bryant garde également en mémoire des décisions prises « unilatéralement » par Oscar Temaru « au nom de l’UPLD ». Le secrétaire général de Heiura-Les Verts, qui avait pris ses distances avec le Tavini lors des sénatoriales partielles de 2015, dit regretter de ne plus être dans « les discussions concernant les stratégies que l’UPLD devrait envisager par rapport aux élections ».  Il estime que c’est au président du Tavini huiraatira, Oscar Temaru, de « réunir toutes les composantes » de l’UPLD.

Oscar Temaru resserre les rangs autour du Tavini

De son côté, le leader indépendantiste, Oscar Temaru, assure que : « L’UPLD a été mis en place par stratégie politique pour rassembler tous ceux qui ont une même vision politique pour notre Pays ». Il explique que lors du congrès du Tavini huiraatira en février prochain, ses partenaires devront se positionner sur la question de la réinscription de la Polynésie sur la liste des pays non autonomes de l’ONU.

L’historien, Jean-Marc Regnault, assure que l’UPLD « est soumise à des tensions ». La preuve avec les dernières sénatoriales, lorsque deux anciens ministres d’Oscar Temaru, Tauhiti Nena et Jacky Bryant, s’étaient portés candidats pour prôner « l’ouverture » au sein de l’UPLD. Jean-Marc Regnault prévient que « faute de se fixer un cap, des ambitions personnelles peuvent venir rompre la machine ».

A noter que Heiura -Les Verts doit se réunir en assemble générale en décembre prochain, notamment pour se positionner par rapport aux prochaines législatives et sur ses relations avec l’UPLD.

© Cédric Valax
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2 Commentaires

  1. MATA
    30 novembre 2016 à 11h19 — Répondre

    UPLD c’est quoi ça? Ah oui, c’est le parti politique inexistant dirigé par un indépendantiste qui ne rêve qu’à une chose : l’indépendance d’un petit Pays qui n’a pas les moyens de s’assumer financièrement. Belle démarche pour un parti que dit vouloir le bien du peuple.

  2. Maeva
    30 novembre 2016 à 14h24 — Répondre

    Et les 500 signatures elles sont OU??????

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