ACTUS LOCALESSPORTS Six athlètes en lice pour les 12e Trophées du Sport Nanihi Laroche 2025-12-17 17 Déc 2025 Nanihi Laroche Du va’a au surf en passant par l’athlétisme, le MMA ou la pêche sous-marine, les Trophées du sport reviennent en février pour récompenser les athlètes du fenua les plus marquants de 2025. Pour cette 12ᵉ édition, 16 récompenses sont mises en jeu, avec toujours les trois catégories reines : athlète femme, athlète homme et le prix du public, pour lesquelles six athlètes ont été sélectionnés… Raihau Maiau, Benjamin Zorgnotti, Tama Hiquily, Iloha Eychenne, Taina Orth, et Tya Zebrowski… Les votes s’ouvrent dès ce mercredi pour deux mois. La cérémonie, elle, aura lieu le 17 février. Lire aussi : Aux Aito Tu’aro, les athlètes appelés à « continuer sur leur lancée » jusqu’à Tahiti 2027 Qui succèdera à Kauli Vaast ? Le surfeur avait reçu en 2024 le prix du public des 11e Trophées du sport, aux côtés de Vahine Fierro et Teuraiterai Tupaia, meilleurs athlètes de l’année. La nouvelle édition du concours, la douzième, donc, vient d’être lancée avec l’ouverture des votes du public. Et la nouvelle cuvée de nominés montre la bonne dynamique du sport polynésien. « Depuis 12 ans, chaque année, on a de très bons résultats, indique Simone Forges Davanzati, organisateur des trophées. Il n’y a pas une année où je me suis dit que, cette fois, on n’a pas grand-chose. Les Polynésiens s’exprime beaucoup à travers le sport, et on n’a aucun souci, chaque année, à trouver des candidats ». Pour le responsable, les sportifs sont aussi « des messagers, des influenceurs ». Et comme chaque édition, le concours souhaite notamment véhiculer des messages pour la santé, avec cette fois un accent particulier sur la lutte contre les stupéfiants. « On voudrait, cette année, apporter notre pierre à la lutte contre l’ice, explique l’organisateur. Le sport est une aide pour prévenir les addictions en tout genre, mais aussi un levier pour l’aide au sevrage». Saut en longueur, va’a, MMA, ou encore pêche sous-marine Six sportifs ont été sélectionnés pour essayer de gagner un des trois prix principaux : athlète homme de l’année, athlète femme de l’année et prix du public. Parmi les messieurs, il y a Raihau Maiau, spécialiste du saut en longueur, médaillé de bronze dans cette discipline en France, et qualifié pour les championnats du monde d’athlétisme à Tokyo où il a été classé 26ᵉ. « Une performance évidemment exceptionnelle », indique Simone Forges Davanzati. Face à lui se trouve le triathlète Benjamin Zorgnotti, après une qualification aux championnats du monde d’Ironman à Nice où il a fini 29ᵉ (un prix est remis aux athlètes à partir du top 50), « là aussi, très grand résultat », qui lui ont d’ailleurs valu de remporter il y a quelques jours le prix du meilleur athlète aux Aito Tu’aro. Et enfin, le combattant de MMA Tama Hiquily, installé en Nouvelle-Zélande où ses talents dans l’octogone font beaucoup de bruit. « Il a gagné ses six premiers combats, très souvent rapidement. Donc, il est vraiment en train de monter dans les sports de combat. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/12/TROPHES-SPORT-1-atlethes.wav Côté femmes cette fois, Iloha Eychenne s’illustre en va’a. « Elle a tout gagné, la Te Aito, à Tahiti et en France, et elle est championne du monde également de va’a en V1» et aussi en stand-up paddle, rappelle Simone Forges Davanzati. Taina Orth, de son côté, a récemment été sacrée championne du monde de chasse sous-marine. Enfin, Tya Zebrowski « est la plus jeune surfeuse à s’être qualifiée pour le CT (Championship Tour) de la WSL à seulement 14 ans. Donc, là aussi, c’est historique. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/12/TROPHEES-SPORTS-2-femmes.wav Toujours 16 prix spéciaux Au total, 35 disciplines ont été passées en revue par le jury. Pour être sélectionnés, les athlètes sont évalués selon leurs résultats, mais aussi selon « le degré de concurrence », précise l’organisateur. « Dès qu’on voit passer une performance, on va se poser la question de qui il y avait en face », en tenant compte aussi du nombre de participants, de la difficulté de la discipline et du volume de licenciés. En plus du podium principal, 16 prix spéciaux seront remis, dont lesquels figurent le sport extrême, l’arbitre de l’année, la meilleure équipe, ou encore le handisport. Les catégories restent identiques à celles de l’an dernier, même si « pour les prochaines éditions », un prix spécial e-sport pourrait être envisagé. Les votes pour élire les athlètes sont ouverts pendant deux mois, du 17 décembre au 17 février, par SMS. Comme chaque année, un tirage au sort sera aussi organisé parmi les votants, avec à la clé un SUV Renault Austral. Deux cérémonies, pas les mêmes critères Il y a quelques jours, une autre cérémonie de remise de prix sportif, elle aussi télévisée, était organisé depuis la présidence : les Aito Tu’aro, organisés pour la quatrième année consécutive par le Comité olympique de Polynésie française. « Les Aito Tu’aro, c’est plus pour le monde sportif local. Nous, on a un horizon qui est un peu plus large », explique Simone Forges Davanzati, relevant que le COPF demande à ses fédération de faire remonter des candidats parmi leurs membres. « C’est-à-dire que, nous, peu importe s’ils sont licenciés ou pas sur le territoire, tant qu’ils ont un lien avec la Polynésie, on va prendre en compte. » Il cite l’exemple de Tya Zebrowski. « Elle était totalement absente des Aito Tu’aro, alors qu’elle est d’ici et son père aussi. Mais, effectivement, elle est licenciée en France, elle vit en métropole depuis un petit moment. »