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Tya Zebrowski vise le CT dès 2026 pour y « porter les deux drapeaux »

Dominatrice que le QS européen cette saison, vainqueur de la Toa Pro de Papara vendredi, la Franco-tahitienne de tout juste 14 ans s’apprête à être la plus jeune compétitrice des Challenger Series de la WSL. Australie, Afrique du Sud, Californie, Portugal… Un tour du monde qui n’effraie pas Tya Zebrowski, bien au contraire. Au micro de Radio 1, elle confie son excitation, parle de sa préparation avec Joan Duru, de son rapport au fenua… Et de son ambition : intégrer le Championship Tour dès 2026 et y porter à la fois le drapeau français et celui de la Polynésie. 

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Les Challenger Series (CS) débutent à Newcastle, en Australie le 2 juin prochain. Tu fais partie des 128 participants, dont 48 féminines, qui disputeront jusqu’à fin octobre, leur place dans le prestigieux Championship Tour (CT) WSL… Dans quel état d’esprit es-tu à l’approche de ce « tour » ? 

Je suis impatiente, excitée même, parce que c’est déjà un niveau incroyable. En Challenger series, il y a des surfeurs qui ont été sur le World Tour (le CT, ndr), donc c’est impressionnant. C’est la première fois que je suis ici et j’espère pouvoir donner le meilleur de moi-même pour me qualifier directement sur le World Tour.

Tu es la plus jeune à te qualifier en CS depuis sa création en 2019. Tu suis de près la performance de Caroline Marks, rentrée sur le Championship Tour en 2019 à l’âge de 15 ans ou de Caitlin Simmers, qui avait gagné son premier ticket – qu’elle avait décliné – au même âge en 2021. Les deux surfeuses sont depuis devenues Championne du Monde, respectivement en 2023 et 2024. Cette performance te place aujourd’hui sous forte pression médiatique. Comment la gères-tu ?

C’est vrai, je suis la plus jeune de toute l’histoire à avoir été qualifiée pour les Challenger Series, pas seulement en Europe, mais dans le monde entier. Pour moi c’est incroyable… J’ai conscience que de nombreux regards seront tournés vers moi mais je me concentre surtout sur mon surf, sur mes compétitions, sur ma performance. Le reste, c’est surtout mes parents qui le gèrent.

À Papara vendredi. ©WSL / Lilou

Tu as déjà des amies ou des connaissances sur le circuit des Challenger Series?
Je n’ai pas vraiment d’amies dans le tour, mais parmi les Françaises il y a une fille que je connais bien et qui vient de Tahiti aussi, Kiara Goold. Le reste, je vois qui c’est mais on se connaît juste comme ça.

Comment te prépares-tu as cette nouvelle saison?

J’ai une routine avant compétition qui est déjà bien en place, et que pense que c’est comme ça pour tous les pros : visualisations, échauffements ciblés, je fais attention à la récupération… Depuis le début de Joan Duru m’accompagne … Ça fonctionne très bien alors on  continue sur le même schéma en espérant que ça passe aussi sur les Challenger.

©WSL / Lilou

Tu a la chance d’être sponsorisée par Rip Curl jusqu’aux JO de 2028. Ils t’apportent quoi exactement? 

Ils me suivent depuis que j’ai 9 ans.  Ils m’aident énormément pour tous mes voyages. C’est eux qui prennent en charge par exemple mes séances de kiné. Ils s’occupent énormément de moi et je les remercie énormément pour ça. Là, ce qui est sûr c’est que la marque me soutient jusqu’aux Jeux Olympiques. J’espère vraiment pouvoir y participer, continuer à gagner des compétitions, et qu’ils soient là tout au long de mon parcours.

Les règles du CT ont évolué, plus de cut de mi-saison mais aussi un plateau élargi avec 24 filles plutôt que 18… qu’en penses tu? 

Je trouve que c’est mieux parce qu’avant c’était un peu difficile. Il n’y avait que 5 filles et 5 garçons qui pouvaient y participer … maintenant le fait qu’il y ait 7 meilleures qualifiées des Challenger Series,  je trouve ça beaucoup mieux parce qu’il y a plus de gens qui pourront avoir la chance de gagner et d’être championne du monde.

Aujourd’hui tu t’alignes sur les circuits de la WSL avec le drapeau français mais il y a aussi beaucoup de Polynésiens qui te suivent… Comment vis-tu cela? 

Je vis en France, je suis licenciée en France, j’y fais des compétitions depuis que je suis petite… Mais mon père est Tahitien et donc pour moi je porte les deux drapeaux.  Et si je me qualifie, je pourrai les afficher tous les deux sur le CT et cela fait aussi partie des objectifs que je me suis fixés.

Tu passé ces dernières semaines à Tahiti. Pour le surf, puisque tu as signé une magnifique victoire à la Toa Pro, mais aussi pour passer du temps en famille. Le fenua, pour toi, c’est des vacances ou plus que ça?

Quand je viens à Tahiti c’est pour voir ma famille du côté de mon père, mais aussi pour m’entraîner : les vagues sont parfaites ici pour travailler ma technique. Là en l’occurrence j’étais au fenua pour participer aussi à la compétition QS de Papara. C’était plus pour m’entraîner pour les Challenger Series. Ça faisaitt longtemps que je n’ai pas fait de compétition.

Et maintenant, quel est ton programme ?

Je pars m’entrainer en Australie d’abord, puis pour participer à Newcastle début juin. Ensuite je pars pour la Ballito Pro en Afrique du Sud avant d’enchainer sur l’US Open aux États-Unis et enfin Saquarema au Brésil. C’est un programme chargé, mais j’espère vraiment faire de bons résultats pour me qualifier sur le CT.

 

 

 

 

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