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Un aéroport « zéro émission » carbone en 2050 ?

©CP/Radio1

Le service d’État de l’aviation civile en Polynésie, qui a sous son autorité l’aéroport de Tahiti-Faa’a, a présenté ce matin son plan d’aviation environnemental, sous-titré « feuille de route vers zéro émission carbone » pour l’ensemble de la chaine du secteur aérien à l’horizon 2050. Photovoltaïque, Swac, navettes électriques, drones, carburant alternatif, tous les moyens sont à l’étude pour verdir la plateforme aéroportuaire et faire de ce point d’entrée des visiteurs au fenua une vitrine du développement durable.

C’est la déclinaison locale du document unique de l’Organisation internationale de l’aviation civile élaboré l’année dernière. La « feuille de route vers zéro émission carbone » du Service d’État de l’Aviation civile a été présentée ce mardi par son directeur Marc Houalla,

Sur un classement des « accréditations carbone des aéroports » qui va de 0 à 4, Tahiti-Faa’a est noté 2, et espère atteindre le niveau 3 en 2025. Par contraste, l’aéroport de Fidji est déjà classé 4.

Le photovoltaique est déjà en action : le nouveau bâtiment du SEAC est entièrement alimenté en énergie solaire, et alimente aussi la tour de contrôle. À terme, tous les bâtiments de l’aéroport devraient être équipés de panneaux solaires.  Pour les navettes électriques, que 50% des employés de l’aéroport se disent prêts à emprunter, un appel d’offres sera lancé prochainement. Plus généralement, tous les engins qui circulent sur l’aéroport sont susceptibles de fonctionner à l’électricité qui serait produite sur la plateforme. Ce sont les trois mesures les plus faciles à mettre en œuvre.

Le SEAC aimerait voir le carburant aérien alternatif, à base de biomasse, prendre de l’ampleur. En Polynésie, 50% de la biomasse n’est pas réutilisée, et une étude technique de l’AFD est en cours. Pour Marc Houalla, si les carburants alternatifs resteront chers, ils pourraient séduire l’aviation privée, et peut-être les lignes commerciales seraient-elles également séduites par l’idée de refaire un plein de carburant « propre » au départ de Tahiti. « Ce serait un symbole extraordinaire », dit Marc Houalla, conscient que le secteur aérien a mauvaise presse, même s’il ne représente, dit-il, que 3% des émissions de CO2 mondiales.

Le Swac a également sa place dans cette feuille de route, et le SEAC entend « insister » auprès du futur concessionnaire de l’aéroport pour utiliser cette technologie.

Enfin le SEAC veut également encourager l’utilisation des drones, par exemple pour les livraisons de Fare Rata. Une discussion a été engagée avec Thalès pour le déploiement d’un système de gestion des drones. Sur ce point, des financements européens seraient disponibles.

Ce plan ne pourra se déployer sérieusement qu’après la réattribution de la concession aéroportuaire. Et ce ne sera pas avant deux ans, explique Marc Houalla.

 

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